Numéro 2 - Semaine du 19 au 25 avril 2010

dimanche 25 avril 2010 • GF

Cette semaine, le HTML 5 est à l’honneur. On parle ici et de l’attribut « contenteditable », tandis que d’autres parlent et reparlent de l’insertion de vidéos sans Flashes ; et Google de défendre Theora. Flash, parlons-en. Apple, qui fait ce trimestre des bénéfices record grâce à l’iPhone, annonce qu’elle préfère utiliser des standards que des formats propriétaires et Adobe abandonne son SDK Flash pour iPad/iPhone. Mais, pas rancunière, la société annonce tout de même qu’elle utilisera les API Appleen pour accélérer Flash sur Mac. Apple, qui sort une bêta 2 de l’iPhone OS 4, serait selon une certaine rumeur, rapidement démentie, intéressée par le rachat d’ARM.

Dans le monde du libre, l’actualité est aussi intéressante, cette semaine. Microsoft annonce son soutien au Web Open Formaten, adopté par le W3C, tandis que d’autres s’intéressent à la différence entre les notions de « logiciel libre » et de « logiciel open source » ou expliquent comment éviter les principaux écueils de l’open source. D’autres parlent du « Web 3.0 ». L’Europe insiste sur l’importance de l’interopérabilité et dévoile un plan quinquennal sur la sécurité tandis que d’autres, que Socrate aurait probablement traité de sophistes, censurent et s’en défendent, ou verrouillent leurs logiciels avec des DRM, sans grand succès. Les chercheurs anglais, d’ailleurs, sont interdits de sophisme : les données de leurs travaux doivent être mises à disposition du publicen. La « guerre des Box » fournit une autre illustration : Free, qui n’est pas si « free » que cela, utilise des morceaux de code sous licence GPL, sans sa Box propriétaire, mais se défend en soutenant que la licence GPL ne s’applique qu’aux transferts de logiciels et que la Box reste la propriété de Free même lorsqu’elle est en la possession de l’internaute. A l’inverse, SFR publie le code source de sa Box. La Maison Blanche est du bon côté : elle rend disponible le code OpenSource de son siteen. Signalons un autre événement d’importance dans le monde du libre : Ubuntu entame sa dernière ligne droiteen avant la sortie de la version LTS « Lucid Lynx ».

Et l’on reparle de propriété intellectuelle avec la victoire de Microsoft, en Chine, contre des contrefacteurs chinois et, bien entendu, avec les accords ACTA faisant pour la première fois l’objet d’une publication officielle, qui n’indique plus la position de chaque partie, grâce à la mobilisation de longue date de certains députés européens contre le secret des négociations. Mais la transparence ne légitime rien et le texte est toujours vu par beaucoup comme étant mauvais et liberticideen. En France, la Commission pour la Copie Privée taxe l’iPad qui annonce déjà un gros succès commercial. De même pour l’iPhone 4G, vu le bruit que fait la « découverte » d’un prototype (perdu ?) dans un bar californien.

Google publie une liste des pays qui lui demandent de censurer des contenus (la France en 5ème place), avec l’approbation du Conseil de l’Europe, mais se fait dans le même temps rappeler à l’ordre par la CNIL et quelques une de ses homologues sur certaines pratiques jugées attentatoires à la vie privée. Cela ne semble pas trop inquiéter l’opérateur, qui se prépare à filmer à l’intérieur des magasins. L’inquiétude, quand à la protection de ses données « dans le nuage » devient de plus en plus légitime, d’autant que Google rejette en bloc une approche « opt-in »en, et que des grands acteurs du Web 2.0 et de l’informatique personnelle et professionnelle s’associent et partagent des données. En France, la CNIL, qui offre de nouvelles téléprocédures est saisie de demandes d’autorisation de collecte d’adresses IP dans le cadre de la loi HADOPI (mais attention : le « chasseur » peut aussi être « chassé »es !) et valide un fichier d’identification par empreinte digitale dans le cadre médical. Dans le même temps, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNCDH) fustige la LOPPSI et certains critiquent le projet du gouvernement de créer un « droit à l’oubli ». Alors, doit-on se protéger en installant un serveur DNS « menteur » ou en utilisant le réseau TOR qui débarque sur Android ? Ou faut-il « désintoxiquer » les jeunes américains devenus dépendants des réseaux sociaux ?

Du côté des opérateurs du Web 2.0, l’incertitude continue : Sedo, site de courtage de noms de domaine, est qualifié d’éditeur, tandis que Facebook semble devoir bénéficier du régime de responsabilité des hébergeurs.

Insolite et inquiétant à la fois, un logiciel d’IBM « prédit » les crimes, ou plutôt calcule les risques de récidive en fonction des données personnelles des sujets ; ce logiciel est déjà en test en Floride et en Grande-Bretagne.

Michel Onfray n’aime pas les blogs, ou plutôt les commentaires des internautes qu’il considère comme l’équivalent des « littératures vespasiennes d’hier ». Cette philosophie-là est bien dogmatique –on l’avait déjà reproché à d’autres. Heureusement que tous ne partagent pas cet avises. On lui répondra qu’il devrait se renseigner « in situ » avant de dénigrer : peut-être constaterait-il que le niveau des commentaires dépend du niveau des lecteurs réguliers, qui dépend à son tour en grande partie du niveau de l’auteur du blog. Bref, tout n’est pas de bas niveau dans le caniveau ;-)

Pour conclure, un petit clin d’oeil à la presse papier et plus particulièrement à Science&Vie Micro (SVM) qui, après des années à informer ses lecteurs sur l’actualité informatique par des article de grande qualité, ne sera plus publié. Dans le genre « vintage », on pourra aussi célébrer les 17 ans de Mosaicen.

Cette semaine, le HTML 5 est à l’honneur. On parle ici et de l’attribut « contenteditable », tandis que d’autres parlent et reparlent de l’insertion de vidéos sans Flashes ; et Google de défendre Theora. Flash, parlons-en. Apple, qui fait ce trimestre des bénéfices record grâce à l’iPhone, annonce qu’elle préfère utiliser des standards que des formats propriétaires et Adobe abandonne son SDK Flash pour iPad/iPhone. Mais, pas rancunière, la société annonce tout de même qu’elle utilisera les API Appleen pour accélérer Flash sur Mac. Apple, qui sort une bêta 2 de l’iPhone OS 4, serait selon une certaine rumeur, rapidement démentie, intéressée par le rachat d’ARM.

Dans le monde du libre, l’actualité est aussi intéressante, cette semaine. Microsoft annonce son soutien au Web Open Formaten, adopté par le W3C, tandis que d’autres s’intéressent à la différence entre les notions de « logiciel libre » et de « logiciel open source » ou expliquent comment éviter les principaux écueils de l’open source. D’autres parlent du « Web 3.0 ». L’Europe insiste sur l’importance de l’interopérabilité et dévoile un plan quinquennal sur la sécurité tandis que d’autres, que Socrate aurait probablement traité de sophistes, censurent et s’en défendent, ou verrouillent leurs logiciels avec des DRM, sans grand succès. Les chercheurs anglais, d’ailleurs, sont interdits de sophisme : les données de leurs travaux doivent être mises à disposition du publicen. La « guerre des Box » fournit une autre illustration : Free, qui n’est pas si « free » que cela, utilise des morceaux de code sous licence GPL, sans sa Box propriétaire, mais se défend en soutenant que la licence GPL ne s’applique qu’aux transferts de logiciels et que la Box reste la propriété de Free même lorsqu’elle est en la possession de l’internaute. A l’inverse, SFR publie le code source de sa Box. La Maison Blanche est du bon côté : elle rend disponible le code OpenSource de son siteen. Signalons un autre événement d’importance dans le monde du libre : Ubuntu entame sa dernière ligne droiteen avant la sortie de la version LTS « Lucid Lynx ».

Et l’on reparle de propriété intellectuelle avec la victoire de Microsoft, en Chine, contre des contrefacteurs chinois et, bien entendu, avec les accords ACTA faisant pour la première fois l’objet d’une publication officielle, qui n’indique plus la position de chaque partie, grâce à la mobilisation de longue date de certains députés européens contre le secret des négociations. Mais la transparence ne légitime rien et le texte est toujours vu par beaucoup comme étant mauvais et liberticideen. En France, la Commission pour la Copie Privée taxe l’iPad qui annonce déjà un gros succès commercial. De même pour l’iPhone 4G, vu le bruit que fait la « découverte » d’un prototype (perdu ?) dans un bar californien.

Google publie une liste des pays qui lui demandent de censurer des contenus (la France en 5ème place), avec l’approbation du Conseil de l’Europe, mais se fait dans le même temps rappeler à l’ordre par la CNIL et quelques une de ses homologues sur certaines pratiques jugées attentatoires à la vie privée. Cela ne semble pas trop inquiéter l’opérateur, qui se prépare à filmer à l’intérieur des magasins. L’inquiétude, quand à la protection de ses données « dans le nuage » devient de plus en plus légitime, d’autant que Google rejette en bloc une approche « opt-in »en, et que des grands acteurs du Web 2.0 et de l’informatique personnelle et professionnelle s’associent et partagent des données. En France, la CNIL, qui offre de nouvelles téléprocédures est saisie de demandes d’autorisation de collecte d’adresses IP dans le cadre de la loi HADOPI (mais attention : le « chasseur » peut aussi être « chassé »es !) et valide un fichier d’identification par empreinte digitale dans le cadre médical. Dans le même temps, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNCDH) fustige la LOPPSI et certains critiquent le projet du gouvernement de créer un « droit à l’oubli ». Alors, doit-on se protéger en installant un serveur DNS « menteur » ou en utilisant le réseau TOR qui débarque sur Android ? Ou faut-il « désintoxiquer » les jeunes américains devenus dépendants des réseaux sociaux ?

Du côté des opérateurs du Web 2.0, l’incertitude continue : Sedo, site de courtage de noms de domaine, est qualifié d’éditeur, tandis que Facebook semble devoir bénéficier du régime de responsabilité des hébergeurs.

Insolite et inquiétant à la fois, un logiciel d’IBM « prédit » les crimes, ou plutôt calcule les risques de récidive en fonction des données personnelles des sujets ; ce logiciel est déjà en test en Floride et en Grande-Bretagne.

Michel Onfray n’aime pas les blogs, ou plutôt les commentaires des internautes qu’il considère comme l’équivalent des « littératures vespasiennes d’hier ». Cette philosophie-là est bien dogmatique –on l’avait déjà reproché à d’autres. Heureusement que tous ne partagent pas cet avises. On lui répondra qu’il devrait se renseigner « in situ » avant de dénigrer : peut-être constaterait-il que le niveau des commentaires dépend du niveau des lecteurs réguliers, qui dépend à son tour en grande partie du niveau de l’auteur du blog. Bref, tout n’est pas de bas niveau dans le caniveau ;-)

Pour conclure, un petit clin d’oeil à la presse papier et plus particulièrement à Science&Vie Micro (SVM) qui, après des années à informer ses lecteurs sur l’actualité informatique par des article de grande qualité, ne sera plus publié. Dans le genre « vintage », on pourra aussi célébrer les 17 ans de Mosaicen.