Valhalla.fr

Sic Itur Ad Absurdum

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2 Jan 2005

J’ai commencé à naviguer sur internet avec mon Compaq Presario cadencé à 120 Mhz et intégrant un modem interne à 9600 bits/seconde. C’était vers la fin des années 1990 (96 ou 97 il me semble). Mon ordinateur était dans ma chambre, loin de toute prise téléphonique. Et puis un jour je suis tombé sur une disquette AOL; alors j’ai installé le programme et je me suis lancé sur internet avec mon forfait 10 heures par mois. Je me rappelle que c’était lent, mais que je n’avais quand même pas trop de mal à naviguer. le problème venait surtout des logiciels à télécharger (Netscape 2 a pris l’après-midi!) et des images. Mais tout allait bien. Et puis j’ai créé mon premier site, sur mygale.org. C’était une page d’accueil avec texte vert sur fond noir et 4 ou 5 liens (absolus!) vers d’autres pages texte vert sur fond noir. J’avais mis plein de gifs animés, des petites icônes 16x16, et des barres horizontales de partout. C’était moche, mais ça chargeait encore assez rapidement. Mais je voulais plus rapide, alors j’ai pris un abonnement RNIS (en France, on appellait ça "Numéris"). Tout juste plus rapide qu’un modem 56K (le débit descendant était dans les 60K), l’avantage principal c’est qu’on n’était pas déconnecté toutes les 10 minutes. Fini les "déconnexion de la porteuse" d’AOL, j’étais passé chez Wanadoo. Et puis j’ai fait un site avec plein de photos de partout, même un fichier MIDI qui se chargeait en musique de fond. J’avais même mis du Flash (flash 2 à l’époque) de partout! C’était encore plus moche, mais c’était pas grave. Et puis l’ADSL est arrivé. Je n’ai pas pris l’ADSL (adsl 512/128) pour le débit, mais pour le fait qu’on puisse être connecté 24H/24 sans limitation de débit (comme c’était le cas en upload pour le cable). Et puis j’ai fait un site, cette fois très pro, sans images, gifs, sons et autres pollutions. Et demain je rentre à Paris, et je trouverai ma Livebox Wanadoo qui me propulsera à 2Mbits/s sur la toile.

Je viens de passer 3 mois à Paris avec une connexion 56K (modem interne de mon Powerbook G4 15"). C’est très très lent… trop lent. Je n’allais presque pas sur internet (d’où le fait que ce site soit resté vide pendant plusieurs mois) et mes connexions se résumaient souvent à relever mes mails. Tout cela était bien conforme au souvenir que j’avais: le bas débit, c’est vraiment lent. Trois ou quatre minutes pour charger une page, c’est infernal. Mais heureusement les vacances sont arrivées et j’ai retrouvé ma connexion ADSL 512. Que du bonheur: c’est rapide. Mais quand même, c’est un peu moins rapide que le WIFI du MacDo St-Germain quand on charge des pages avec beaucoup d’images. Mais je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. En fait, c’est mon travail d’analyse sur les différents navigateurs (article disponible ici) sous Mac OS X qui m’a amené à calculer la vitesse de chargement des pages et les paramétrer de manière à ne pas charger les bandeaux publicitaires.

C’est à ce moment que ça a fait ‘tilt’. J’ai vu les pages mettre trois plombes à se charger, même avec l’ADSL. J’ai vu qu’en enlevant les publicités, elles se chargeaient beaucoup plus vite. J’ai compris avec msn.com et cnn.com. Et j’ai compris que le Web d’aujourd’hui était construit pour le haut débit.

En effet, quand on se rend sur un portail du type MSN, que se passe-t-il ? Le navigateur ne se borne pas à charger un contenu HTML. Non, il doit d’abord charger un fichier externe contenant les feuilles de style CSS, puis un autre contenant les scripts. Ensuite, il doit se rappeler les coordonnées de l’utilisateur (car bien entendu le portail est personnalisable) en chargeant une vingtaine de cookies. Puis vient le contenu HTML qui est très rapidement chargé (même si l’affichage rame un peu car la présentation CSS et tout est assez lourde). Pour finir, le contenu multimédia: une dizaine d’images pour la présentation, 2 ou 3 bandeaux publicitaires, et sur les sites les plus gratinés un peu de flash (avec de la musique pour aller plus loin dans l’horreur!). Tout cela, ça prend longtemps à charger. Pour ma connexion ADSL 512, la page d’accueil de MSN prend 5 ou 6 secondes à se charger complètement, c’est horriblement long! Mais avec le 56K, c’est direct 2 minutes à planter devant un écran vide… Alors ça devient clair, l’internet moderne est construit pour les connexions haut débit, pour les gens qui ont de la bande passante. Le 56K est totalement inutilisable dès lors qu’on veut consulter plus d’une dizaine de sites par jour. Bien entendu, si vous relevez vos mails (en texte plein, sans images ni fichiers attachés!) et ne visitez que le site de meteo-france, une fois par jour, le 56K est fait pour vous. Mais si vous voulez passer un petit quart d’heure sur une dizaine de sites, vous devez renoncer au bon vieux modem analogique.

Mais si un des effets de la nouvelle manière de construire des sites Web tue le 56K, il existe un autre effet bien plus pernicieux. Regarder la page d’accueil MSN par exemple. On voit des couleurs de partout, une liste de services sur la gauche, de la pub sur la droite… La pub sur internet c’est une plaie infernale, mais on ne peut malheureusement rien y faire. Nous somme des abrutis de moutons qui doivent être assomés toute la journée par la pub pour acheter, acheter et encore acheter et engraisser les grosses boites. J’en ai parlé dans cet article. Bref, d’un côté des bandeaux publicitaires de partout. Au milieu, plein de liens de partout, regroupés en catégories diverses et variées. On s’aperçoit vite que tout cela est totalement superficiel: il n’y a strictement rien au bout de ces liens, et quand il y a quelque chose c’est pour vous demander de sortir votre CB pour accéder à ce service merveilleux proposé en partenariat avec MSN et dont vous aviez toujours rêvé (même si vous ne le saviez pas!). Il n’y a plus de contenu, il n’y a plus que le contenant. On part du principe que l’internaute est un abruti qui ne veut pas lire des articles de fond, il préfère voir des images de partout et survoler les pages en faisant tourner la molette de la souris à 50000tr/min. Mais c’est vrai que c’est plus rigolo de lire Paris Match que Le Monde… c’est pas nouveau. Et puis à gauche de la page -pour finir-, un petit menu bien sympa qui renvoie vers des liens. C’est bien pratique: météo, programmes TV, horaires de train et d’avion, Paris Hilton porn for free click here ;-)) Cependant, le contenu est vraiment minimal, ça ne ressemble en rien à ce qu’on pourrait trouver sur un service spécialisé (virtuel ou non). Par exemple, on trouve très simplement des prévisions météo sur 3 jours. mais si vous cherchez pour la semaine, le site de Météo France vous demandera de sortir votre CB (si, si…).

Conclusion - je radote, je sais -, on nous prend pour des cons (les sites portail-machin), et l’internet à l’image de notre société verse dans le superficiel. Heureusement qu’à côté de cela, il y a encore des sites extraordinaires sur internet, comme à l’origine sur un réseau mondial prévu pour et par les scientifiques du monde entier. Je ne dis pas que je vais sur MIT.edu tous les jours, mais voir que certains journaux français comme Le Monde rendent publics sur internet des articles de fond, je suis content! J’ai essayé de construire ce site dans l’optique de fournir un contenu dans un cadre très sobre. Pas de pub -jamais!-, pas de flash et co si ce n’est pas nécessaire, pas de grosses images sauf si cela apporte quelque chose à l’article, pas de son (pitié, non!), etc… le contenu passe en premier! Allez… j’ai fini mon délire, je vais mettre tout ça sur le FTP et en profiter pour retoucher un peu les PNG de ce site qui sont trop longs à charger! ;-))

à Montpellier le 2/01/2005

• 1357 mots • #société
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29 Déc 2004

Vous voulez créer un site mais vous ne savez pas comment vous y prendre; vous avez un site perso, construit en HTML avec un outil WYSIWYG tel que Frontpage, mais on vous a dit que ce n’était pas la meilleure solution pour créer un site; ou tout simplement vous êtes curieux: cet article est fait pour vous. Je vais tenter d’expliquer ici, dans un premier temps ce que sont ces fameuses "CSS"; dans un second temps pourquoi il faut les utiliser; et dans un troisième temps, brièvement, comment les utiliser.

Vous avez dit CSS ?

Les CSS sont des feuilles de style en cascade, ou Cascading StyleSheets. Vous savez que pour créer une page Web, il faut savoir programmer, programmer en HTML. Ce que font des outils tels que Dreamweaver, GoLive, Frontpage, NVU pour ne citer qu’eux, est une simple transposition de ce que vous voyez à l’écran en code source HTML. D’où l’abréviation WYSIWYG, what you see, ce que vous voyez, is what you get, est ce que vous obtenez (en code source).

Créer une page Web, c’est donc programmer. Le HTML est un langage de programmation. Il existe des dizaines de langages de programmation, et ils sont tous différents; cependant, on peut tous les classer dans des grandes familles. Il existe ainsi plusieurs critères caractérisant les langages de programmation, chaque critère servant de base à une manière précise de classer ces derniers. Le HTML est un langage purement descriptif, c’est à dire que tout ce qu’il peut faire, c’est décrire un état, il ne peut en aucun cas modifier cet état. Vous utilisez Windows, Linux ou Mac OS X ? Ces systèmes d’exploitation sont respectivement écrits en C++ et C. Le C et le C++ sont des langages complexes qui permettent de décrire une situation (il y a une fenêtre de telle taille, avec un bouton au centre) et de créer des évènements (quand on clique sur ce bouton il se passe telle chose). Le HTML, lui, n’est capable que de décrire la situation. Ainsi, le HTML vous servira à dire au navigateur Web: affiche un image en haut à gauche, affiche un tableau en dessous, affiche un texte dans le tableau, etc.

Le HTML est un langage de programmation descriptif qui sert à afficher les éléments composant une page Web (textes, images, boutons, etc). Dans une page Web, on distingue la structure, le contenant, des éléments qui la composent, le contenu. Le HTML sert à définir comment doit être le contenant et quel doit être le contenu.

Le code HTML suivant: <b><i>Bonjour le monde!</i></b> permet d’afficher Bonjour le monde! (contenu) en gras grâce à la balise <b></b> et en italique grâce à la balise <i></i> (contenant).

Tout cela est bien beau, mais c’est terminé! En effet, le W3C (World Wide Web Consortium) a décidé de ne plus développer le HTML, et de le remplacer par le XHTML. Le XHTML, c’est du HTML mais avec un X! Le X de XML, autre langage de programmation similaire au HTML. La différence est que maintenant le contenu est séparé du contenant. Le contenu est défini dans un fichier écrit en XHTML alors que le contenant est géré par une feuille de style CSS. Vous savez donc maintenant ce que sont les CSS: ce sont des outils pour gérer le contenant d’une page Web, autrement dit tous les éléments de présentation, de formatage ou de mise en page.

Pourquoi utiliser les CSS ?

Le HTML est un langage mort puisqu’il n’est plus développé. Il a laissé sa place au XHTML+CSS. Sans entrer dans les détails, je vais vous expliquer les deux principales raisons de ce changement.

Premièrement, le HTML a atteint ses limites. En effet, il convenait pour afficher les sites Web de la première génération: un titre avec une image en dessous, des barres horizontales de partout, des gifs animés, un gros paté de texte non justifié (je parle de l’alignement ;-) et un fond d’écran tout laid. Mais dès lors que vous voulez sortir de ça et avoir plus de contrôle sur la mise en forme de votre contenu, il vous faut abandonner le HTML. Les CSS arrivent en renfort pour vous aider: elles ont été crées pour gérer le contenant, et elles le font très bien!

Deuxièmement, imaginez que vous avez un site similaire à celui-ci. C’est à dire que vous avez, par exemple, une centaine de pages dont le contenu est différent mais dont la présentation graphique doit être exactement la même pour garantir l’uniformité du site. Si vos pages sont construites en HTML pur, si vous décidez de changer un élément dans un fichier (par exemple passer votre police par défaut de la taille 10 à la taille 12), vous devrez modifier un par un tous les fichiers. Avec les CSS, il n’en est plus question: on crée un fichier appelé "machinchouette.CSS" et on indique à chaque page du site qu’elle doit afficher son contenu en suivant les règles de présentation définies dans ce fichier. Ainsi, c’est ce fichier qui dit que la taille de la police est 10: il suffit de mettre 12 à la place de 10 dans ce fichier, et la police de toutes les pages passera en taille 12! Outre le fait que cela soit beaucoup plus simple lors des mises à jour de votre interface, recourir aux CSS est une bonne idée: le code source est écrit une seule fois (dans le fichier .CSS) et non pas répété dans chaque fichier (donc le chargement des pages est plus rapide, et vous occupez moins de place sur votre serveur).

Utilisation basique des CSS

On l’a compris, les CSS servent à gérer le contenant alors que le XHTML sert à gérer le contenu. Nous allons donc créer un fichier XHTML avec du contenu, puis une feuille de style définissant le contenant.

Voici un exemple de code XHTML:
<div id="important">
<h1>Ceci est important:</h1>
<p>J’utilise les <span class="code">CSS</span> !!!</p>
</div>

Le contenu est le suivant: Ceci est important: et J’‘utilise les CSS. Il est formaté de trois manières différentes: le Ceci est important: doit être en gros et en rouge, le J’utilise les doit être en texte normal, et le CSS doit être dans une police sans-serif comme Courier. Pour cela, on doit indiquer dans la page XHTML qu’on a affaire à des morceaux de textes à présenter de manière différente.

Les balises <div></div> et <span></span> servent à définir un conteneur. Ainsi, mon texte se trouve dans le conteneur DIV appelé "important", car il est important! La balise DIV s’utilise de manière générique pour être appliquée à un contenu, tandisque la balise SPAN s’utilise de manière spéciale pour un contenu restreint encadré d’un contenu global présenté d’une autre manière. Par exemple, le texte de cet article est écrit dans la police Apple Garamond Light (dans des balises DIV) et l’exemple de code ci-dessus est imbriqué au milieu du texte de l’article grâce à une balise SPAN.

On a donc la balise DIV à laquelle on a donné un nom: "important". Ensuite, on trouve la balise <h1></h1>. Elle sert à définir un header de rang 1, ou en français un titre de rang 1. Si vous utilisez Microsoft Word, vous connaissez les styles: Style 1, Style 2, … Style 9. Ici, c’est pareil: <h1><h2>…<h9>. La balise <p></p> sert à indiquer qu’il s’agit d’un nouveau paragraphe.

Une fois le contenu écrit, il faut se charger du contenant. Voilà ce qu’il faut écrire:

#important {
font-family: "Apple Garamond Light", Times, serif;
font-size: 12px;
}

.code {
font-family: Courier, sans-serif;
font-size: 12px;
}

h1 {
font-family: "Apple Garamond Light", Times, serif;
font-size: 30px;
color: red;
}

Ceci est une feuille de style (et oui!).

La feuille de style se charge en premier de la manière d’afficher le contenu entre les balises <div> dont le nom est "important" (donc <div id="important">). Elle impose à ce contenu de s’afficher avec la police Apple Garamond Light, si elle n’est pas installée, avec la police Times, et si elle n’est pas installée non plus, avec n’importe quelle police avec empattements (serif en anglais). La taille de cette police est établile à 12 pixels (12px). Elle définit ensuite la présentation du contenu pour la balise <div id="code"> : la police Courier, et à défaut n’importe quelle police sans empattement, à une taille de 12 pixels. Pour finir, la feuille de style définit la présentation de tout les contenus encadrés des balises <h1></h1>: la police, sa taille (ici 30 pixels) et sa couleur (rouge).

J’ai écrit #important, .code et h1; avec <div id="">, <span class="">, et <h1></h1>. Au conteneur DIV, on assigne un nom par le biais de texte id="": le conteneur est individualisé, et la présentation faite par la feuille de style sous #important ne pourra être utilisée que pour lui. Il ne peut pas y avoir un autre conteneur appelé "important". Ainsi, quand on veut assigner une présentation particulière à un élément individualisé, on utilise le symbole # devant le nom de cet élément dans la feuille de style. Si par contre on veut pouvoir utiliser de nouveau la même présentation plus loin, on doit recourir à une classe CSS. Ici, il s’agit de la classe .code caractérisée par le symbole . (point) devant son nom. On appelle cette classe tout naturellement avec le texte class="". Et si, dans un troisième temps, on veut redéfinir la présentation de tout le contenu encadré de balises d’un certain type, comme ici <h1>, on laissera h1 sans symbole supplémentaire dans la feuille de style. Cette dernière option ne fonctionne que pour les balises XHTML existantes (c’est à dire généralement pour les balises <hx> et <a…>(lien).

Vous avez maintenant un contenu et un contenant, il ne reste plus qu’à les associer. Il existe 3 manières d’associer un style CSS à un contenu: l’intégration ponctuelle dans le code source de la page XHTML (inline CSS ); l’intégration dans l’en-tête de la page XHTML, entre les balises <head></head>(embedded CSS ); et la liaison ou l’inclusion d’un feuille de style externe (external CSS ).

La première méthode est difficilement utilisable dans notre cas car il faudrait réécrire le code CSS, mais voici un petit exemple pour formater le contenu de notre balise "important":

<div id="important" style="font-family: ‘Apple Garamond Light’, Times, serif;
font-size: 12px;">

La seconde méthode consiste à faire un simple copier coller du code commenté plus haut dans l’en-tête de la page HTML. On obtient ceci:

<head>
<style TYPE="text/css">
<!–
#important {
font-family: "Apple Garamond Light", Times, serif;
font-size: 12px;
}
–>
</style>
</head>

La troisième méthode est beaucoup plus intéressante, et c’est celle que j’utilise pour ce site. Créez votre fichier HTML avec le code du début de ce document; puis créer un fichier texte "maCSS.css" dans le même répertoire et copiez y le code ci-dessus tel quel. Dans le fichier HTML écrivez entre les balises <head></head> le code suivant:

<link href="maCSSs.css" rel="stylesheet" type="text/css" />

Cette méthode fait appel au fichier externe pour le lier au fichier XHTML. Avec cette méthode, on ne peut lier qu’un seul fichier CSS. Si vous avez besoin d’en utiliser plusieurs, vous devrez non pas les lier mais les inclure. Cependant, contrairement à la liaison, l’inclusion n’est pas bien supportée par tous les navigateurs.

<STYLE TYPE="text/css"> @import url("maCSS.css") </STYLE>

Voilà, vous savez maintenant comment utiliser les CSS!

Je tiens à rajouter une petite explication à propos des pseudo-classes. Imaginez qu’au lieu de formater les balises <hx> vous vouliez formater les balises <a> (liens), mais que vous vouliez aussi définir des états différents selon que le lien est actif, visité, passif, etc. Pour cela, vous devez avoir recours aux pseudo classes. Pour cela, écriez d’abord le tag à modifier, ajoutez le symbole : (deux points) et mettez l’état pour lequel vous voulez définir la présentation. Par exemple, pour définir l’apparence d’un lien visité, écrivez: a:visited { }. Voici un exemple:
a:link {
color: #666633;
font-style: italic;
text-decoration: none;
}
a:visited {
text-decoration: none;
color: #666633;
}
a:hover {
text-decoration: underline;
color: #FFFFFF;
}
a:active {
text-decoration: none;
color: #666633;
}

Pour finir, je vous laisse un petit exemple commenté d’une classe CSS: la classe basique servant pour le texte brut de ce site.

En CSS, le code contenu entre /* et */ est un commentaire: il n’est pas interprété, le logiciel n’en tient pas compte. Dans le code ci-dessous j’ai inséré de nombreux commentaires, et ils fonctionnent ainsi: letter-spacing: normal; /* normal|length */ signifie que pour la propriété letter-spacing (l’espace entre deux lettres dans un mot), on peut soit choisir la valeur par défaut de la police (c’est le cas ici: normal), soit une certains longueur que l’on devra définir (length).

.TEXTE {
font-family: "Apple Garamond Light", Times, serif;
font-size: 14px; /* absolute size: relative to browser settings (xx-small|x-small|small|medium|large|x-large|xxlarge)
|relative size: relative to parent style settings (larger|smaller)
|length (number + em|ex|px|pt|pc|mm|cm|in)
|percentage (n%) /
font-style: normal; /
normal|italic|oblique /
font-variant: normal; /
normal|small-caps /
font-weight: normal; /
normal|bold|bolder|lighter|100|200|300|400|500|600|700|800|900 */

line-height: normal; /* normal|number|length|percentage /
word-spacing: normal; /
normal|length /
letter-spacing: normal; /
normal|length */

text-decoration: none; /* none|underline|overline|line-through|blink /
vertical-align: baseline; /
baseline|bottom|middle|sub|super|text-bottom|text-top
|top|percentage /
text-transform: none; /
none|capitalize|lowercase|uppercase /
text-align: justify; /
center|justify|left|right */

/* text-indent: length|percentage; /
/
margin-top/bottom/right/left: length|percentage|auto; /
/
margin: length|percentage|auto; /
/
padding-top/bottom/right/left: length|percentage; /
/
padding: length|percentage; /
/
border-top/bottom/right/left-width: thin|medium|thick|length; /
/
border-width: thin|medium|thick|length; /
/
border-color: color name|RGB value; /
/
border-style: none|dotted|dashed|solid|double|groove|ridge|inset|outset; */

color: #666633; /* color name|RGB color value (COULEUR DU TEXTE: FOREGROUND)/
background-color: #B3B380; /
color name or RGB value|transparent /
background-image: none; /
url("http://"); */
}

à Montpellier 28/12/2004

• 2385 mots • #internet #programmation #web #serveur
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21 Déc 2004

Une lettre aux américains, originaire d’une personne de langue espagnole, reçue par e-mail. Comme quoi les chaînes d’e-mails n’ont pas que du mauvais…

Recibi esta carta (anonima) por e-mail ayer, y me gusto mucho porque por fin alguien dice claramente y con una forma contundente lo que todos pensamos. Hay un solo punto sobre el que no estoy de acuerdo: esta carta no deberia tener como destinatario el pueblo norteamericano sino sus dirigentes, y en particular G.W. Bush. La carta es esta:

¿Cómo se siente?
¿Cómo se siente ver que el horror estalla en tu patio y no en el living del vecino?
¿Cómo se siente el miedo apretando tu pecho, el pánico que provocan el ruido ensordecedor, las llamas sin control, los edificios que se derrumban, ese terrible olor que se mete hasta el fondo en los pulmones, los ojos de los inocentes que caminan cubiertos de sangre y polvo?
¿Cómo se vive por un día en tu propia casa la incertidumbre de lo que va a pasar?
¿Cómo se sale del estado de shock?

En estado de shock caminaban el 6 de agosto de 1945 los sobrevivientes de Hiroshima. Nada quedaba en pie en la ciudad luego que el artillero norteamericano del Enola Gay dejara caer la bomba. En pocos segundos habían muerto 80.000 hombres mujeres y niños. Otros 250.000 morirían en los años siguientes a causa de las radiaciones. Pero ésa era una guerra lejana y ni siquiera existía la televisión.

¿Cómo se siente hoy el horror cuando las terribles imágenes de la televisión te dicen que lo ocurrido el fatídico 11 de septiembre no pasó en una tierra lejana sino en tu propia patria? Otro 11 de setiembre, pero de 28 años atrás, había muerto un presidente de nombre Salvador Allende resistiendo un golpe de Estado que tus gobernantes habían planeado. También fueron tiempos de horror, pero eso pasaba muy lejos de tu frontera, en una ignota republiqueta sudamericana. Las republiquetas estaban en tu patio trasero y nunca te preocupaste mucho cuando tus marines salían a sangre y fuego a imponer sus puntos de vista.

¿Sabías que entre 1824 y 1994 tu país llevó a cabo 73 invasiones a países de América Latina? Las víctimas fueron Puerto Rico, México, Nicaragua, Panamá, Haití, Colombia, Cuba, Honduras, República Dominicana, Islas Vírgenes, El Salvador, Guatemala y Granada. Hace casi un siglo que tus gobernantes están en guerra. Desde el comienzo del siglo XX, casi no hubo una guerra en el mundo en que la gente de tu Pentágono no hubiera participado. Claro, las bombas siempre explotaron fuera de tu territorio, con excepción de Pearl Harbor cuando la aviación japonesa bombardeó la Séptima Flota en 1941. Pero siempre el horror estuvo lejos.

Cuando las Torres Gemelas se vinieron abajo en medio del polvo, cuando viste las imágenes por televisión o escuchaste los gritos porque estabas esa mañana en Manhattan, ¿pensaste por un segundo en lo que sintieron los campesinos de Vietnam durante muchos años? En Manhattan, la gente caía desde las alturas de los rascacielos como trágicas marionetas. En Vietnam, la gente daba alaridos porque el napalm seguía quemando la carne por mucho tiempo y la muerte era espantosa, tanto como las de quienes caían en un salto desesperado al vacío.

Tu aviación no dejó una fábrica en pie ni un puente sin destruir en Yugoslavia. En Irak fueron 500.000 los muertos. Medio millón de almas se llevó la Operación Tormenta del Desierto… ¿Cuánta gente desangrada en lugares tan exóticos y lejanos como Vietnam, Irak, Irán, Afganistán, Libia, Angola, Somalia, Congo, Nicaragua, República Dominicana, Camboya, Yugoslavia, Sudán, y una lista interminable? En todos esos lugares los proyectiles habían sido fabricados en factorías de tu país, y eran apuntados por tus muchachos, por gente pagada por tu Departamento de Estado, y sólo para que tu pudieras seguir gozando de la forma de vida americana. Hace casi un siglo que tu país está en guerra con todo el mundo. Curiosamente, tus gobernantes lanzan los jinetes del Apocalipsis en nombre de la libertad y de la democracia. Pero debes saber que para muchos pueblos del mundo (en este planeta donde cada día mueren 24.000 pobladores por hambre o enfermedades curables) Estados Unidos no representa la libertad, sino un enemigo lejano y terrible que sólo siembra guerra, hambre, miedo y destrucción. Siempre han sido conflictos bélicos lejanos para ti, pero para quienes viven allá es una dolorosa realidad cercana una guerra donde los edificios se desploman bajo las bombas y donde esa gente encuentra una muerte horrible. Y las víctimas han sido, en el 90 por ciento, civiles, mujeres, ancianos, niños (efectos colaterales).

¿Qué se siente cuando el horror golpea a tu puerta aunque sea por un sólo día?
¿Qué se piensa cuando las víctimas en Nueva York son secretarias, operadores de bolsa o empleados de limpieza que pagaban puntualmente sus impuestos y nunca mataron una mosca? ¿Cómo se siente el miedo?
¿Cómo se siente, yanqui, saber que la larga guerra finalmente el 11 de septiembre llegó a tu casa?</i>

Autor: anonimo.

à Paris le 21/12/04

• 861 mots • #société #USA
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21 Déc 2004

Je vous parlais il y a quelques temps dans cet article de l’acharnement stupide des majors du disque et du cinéma contre le P2P. A cette époque, il s’agissait de Kazaa. Kazaa a finalement presque été détruit (qui l’utilise encore?). Mais pour eux, ce n’était pas suffisant car les internautes (j’ai pas dit "les pirates"!) ont trouvé entre temps un nouveau système de P2P bien plus efficient que Kazaa: BitTorrent. BitTorrent offre un avantage, la très grande vitesse des téléchargements, et possède un inconvénient majeur, à savoir l’impossibilité de faire une recherche globale sur le réseau (on doit télécharger depuis un lien sur un site). Mais le torrent était vraiment rapide, à tel point que ce protocole a bouffé a lui seul plus de 30% de la bande passante mondiale! Alors les connards… euh pardon les majors, ont décidé de fermer les sites de torrents. Et ben ils ont été efficaces, c’est une vrai hécatombe… en quelques jours ils ont fermé tous les gros sites, ils ont tué le réseau et le protocole. C’est un peu comme quand on fait une autodafée, on détruit, ben là c’est ce qu’ils ont fait. Heureusement, il nous reste notre bon vieux eDonkey, mais pour combien de temps encore ?

Je vous présente donc ici quelques news significatives des évènements de ces derniers jours. Vous verrez à quel point tout cela s’est succédé rapidement. C’est la guerre éclair…

Tout d’abord, la traduction française du message d’adieu publié par les fondateurs de SuprNova.org. Vous trouverez la version originale plus bas.

En Tête Ratatium.org
C’est un grand coup dur pour les amateurs de BitTorrent. Après la fermeture forcée de Youceff suite aux actions entreprises par la MPAA, c’est cette fois-ci le plus célèbre des sites de liens BitTorrent qui fait tomber le rideau. SuprNova.org n’est plus, et ne sera plus, comme l’explique l’équipe qui l’animait.

Salut à tous,
Comme vous l’avez probablement remarqué, nous avons souvent eu des coups de moins bien. C’était parce que c’était si difficile de garder le site en ligne ! Mais à présent nous sommes désolés de tous vous informer que SuprNova tel que nous le connaissons tous ferme pour de bon. Nous ne savons pas si SuprNova va revenir, mais il ne va certainement plus héberger de liens torrent. Nous en sommes vraiment désolés, mais il n’y avait pas d’autres solutions, nous avons tout essayé. Merci à vous tous qui nous avez aidé, en donnant des sites miroirs ou autre chose, en uploadant et en "seedant" les fichiers (terme technique pour désigner la mise à disposition des fichiers sur le réseau BitTorrent, ndlrt) , en aidant les gens sur IRC sur le forum, en faisant connaître SuprNova auprès de vous. C’est un jour triste pour chacun d’entre nous. S’il vous plaît visitez SuprNova de temps en temps pour avoir les dernières informations sur ce qui se passe et savoir s’il y a quoi que ce soit de nouveau à rapporter.
Puisque nous souhaitons maintenir la belle communauté que nous avons créée, nous gardons les forums et les serveurs IRC ouverts.
Merci à tous et au revoir !
Sloncek et le reste de l’équipe de SuprNova.

Mais peut-être que tout cela vous laisse froid ? Vous êtes du côté des majors, ou alors vous ne connaissez pas vraiment la question. Dans le premier cas, vous êtes irrécupérable ;-) et dans le second, je vous conseille de lire ceci: les majors du disque s’en prennent à la Croix Rouge.
La petite histoire: la Croix Rouge australienne est financée en partie par Sherman Network, l’entreprise ayant créé le célèbre Kazaa, premier réseau P2P jusqu’à il y a peu. C’est pas bien ça de frayer avec les méchants pirates ! Bouh…

Voilà les news de la semaine concernant le P2P, dans la langue de Shakespeare:

Chronique d'une mort annoncée...

17 décembre 2004

A. Record Industry Sues 754 for Internet Song Swaps
A recording industry trade group said Thursday that it has filed another wave of lawsuits against 754 people it suspects of distributing songs over the Internet without permission. The Recording Industry Association of America has now sued more than 7,000 people for distributing its songs over "peer to peer" networks like eDonkey and Kazaa, in an effort to discourage the online song copying that it believes has cut into CD sales. The RIAA typically settles copyright infringement suits for around $5,000 each. Despite more than a year of headline-grabbing lawsuits, peer-to-peer use has not declined. An average of 7.5 million users were logged on to peer-to-peer networks in November 2004, up from 4.4 million in November 2003, according to the research firm BigChampagne. The four major labels – Vivendi Universal, Sony BMG Music Entertainment, EMI Group Plc and privately held Warner Music – have recently begun to license their songs to a new generation of online services as a way to slash distribution costs and reach out to fans. But recording-industry officials remain at loggerheads with software makers like Grokster and Morpheus that allow users to freely copy their songs. "With legal online retailers still forced to compete against illegal free networks, the playing field remains decidedly unbalanced," said RIAA president Cary Sherman in a statement.Courts so far have declined to declare peer-to-peer software makers like Grokster and Morpheus illegal because, like a photocopier, they do not permit copyright infringement but merely make it possible. The Supreme Court will hear the entertainment’s case against Grokster and Morpheus in March. The latest round of lawsuits included students at Columbia University, the University of Pennsylvania, Old Dominion University and Virginia Commonwealth University. Under pressure form the RIAA, many schools have taken steps to limit file sharing and at least 20 schools give students free access to industry-sanctioned download services like Roxio Inc.’s Napster. The RIAA does not yet know the names of those it has sued, only the numerical addresses used by their computers. The trade group typically finds out suspects’ identities from their Internet service providers during the legal proceedings.
Source: Reuters

B. Hollywood vs BitTorrent
Yesterday, the major movie studios turned their MPAA (Motion Picture Association of America) loose on BitTorrent and eDonkey p2p networks, claiming the effort is necessary to bring file-sharing under control. Perhaps p2pnet’s spoof post in which the RIAA and MPAA merge to form one Mafia-like organization wasn’t so far-fetched after all. RIAA boss Cary Sherman says he’s glad his counterparts in the MPAA are joining in."If you have 10 stores in the strip mall each with a security guard instead of one, it’s going to be a safer strip mall," he’s quoted as saying by the Associated Press. The RIAA (Recording Industry Association of America) has been using the US legal system to try to force people into buying its product for some time. At last count close to 7,000 people were being ‘sued,’ although not a single case has yet been processed under civil law.Victims have no option other than to take up the RIAA’s ‘offer’ to ‘settle’ out of court, giving the false impression that they’re guilty of something, a falacy strenuously promoted by the Big Music cartel owners, EMI, UMG, Sony-BMG and Warner. But there is a difference between the Mafia and the MPAA and RIAA. International law enforcement agencies recognizes the Mafia as being corrupt and evil. The entertainment industry, however, seems able to use its enforcement agencies to do whatever it wants with impunity, up to and including suborning international police forces. Hollywood has significantly ramped up its efforts to bring p2p file sharing and anyone who uses p2p applications under its heel, saying people who engage in it - teenagers, mostly - are crooks, bent on destroying the multi-billion-dollar industry. Now the MPAA is going after people who run BitTorrent servers. Finnish police yesterday took down a BitTorrent site and seized equipment owned by the site’s operators. The bust was at the behest of the Big Four music label cartel. “Criminal actions have already been filed in Europe, including the seizure of seven Net-connected servers, with their operator still wanted by French police, a representative of the French government said, according to CNET Asia. Yesterday, Shareconnector.com, the Dutch p2p release site, was shut down, apparently at the instigation of BREIN, the Netherlands’ RIAA (Recording Industry Association of America). We don’t have any further details at this point, but BREIN recently turned its attentions to file sharers, specifically to sites such as Releases4u.com, even going so far as to collect data on the people behind them - with the OK of the Dutch Privacy Authorities. In France, Youceff Torrents, one of the largest BT sites, was shut down by French police Monday afternoon."This morning, Arjan received and e-mail explaining that the servers had in fact been deliberately terminated and the police where on scene," says Slyck, going on that it, "spoke to a rather nervous [owner] Arjan, who explained that the police would find nothing on the servers but torrent files. He does not host any FTP servers or warez."Arjan does not live in France, or believe he has done anything wrong, but he is naturally apprehensive that the local police will make a visit to his door. He also remains defiant, saying that even if the French servers are shut down permanently, he will find elsewhere to host."New economical forces could bring about a new ‘Golden Age’ for Hollywood but, "these same forces threaten to unleash a wave of intellectual piracy that will undermine the very foundations of moviemaking," Dan Glickman, Hollywood’s new mouthpiece, stated at a Newsmaker Luncheon at the US National Press Club last month. The studios would rather, "produce courtroom dramas than star in them," Glickman said.

C. EDonkey to Studios: Let’s Work Together
The movie industry should embrace eDonkey as a legitimate distribution medium for online movies, said company Pres. Sam Yagan. On Tues., the MPAA announced a new strategy to sue individuals operating tracking servers for eDonkey and 2 other popular P2P platforms. Yagan told us he hasn’t been named in any MPAA suit. “EDonkey ought to be the gateway to video rental on the Web, it’s a no-brainer,” said Yagan. So far, movie studios aren’t interested, but Yagan has had slightly better luck with some independent music labels. “We are very slowly trying to build a new distribution business,” he said. MPAA Senior Vp John Malcolm said it’s not up to his organization to negotiate distribution deals, but said he isn’t surprised Yagan isn’t getting a warm reception from the studios: "I can understand the reluctance to deal with someone who has repeatedly robbed you and now wants to design your security system."Yagan shrugged off the thief label as misplaced: “This is a neutral technology.” Aside from illegal file sharing, the system is also used by independent film distributors, non-profits, Radio and TV stations and individuals trading public-domain materials he said.File-sharing advocates said the MPAA and RIAA have done an effective job vilifying the technology and those who create it. “The industries are clearly within their rights to bring suits but they’re wrong to do it” said P2P United Exec. Dir. Adam Eisgrau: “They want to create the impression that there is some type of wheel with a software developer sitting at the hub.” New P2P systems are almost entirely automated, he added.Attempts to eliminate the eDonkey servers won’t affect the popular file sharing system because it’s so widespread, Yagan said. “Even if our company did [disappear], there are 30 to 40 million people who use our software. It’s not going to go away.” The only way to shut it down would be to confiscate every computer on earth with eDonkey software on it, Yagan said. The overwhelming prevalence of the software is central to eDonkey’s business plan. The 6-employee company makes money by selling ads on the eDonkey control bar and charging $19.95 for premium versions of the program.

D. P2P Needs a Fix, but What?
As the Federal Trade Commission’s two-day workshop exploring peer-to-peer technology ended Thursday, both sides in the debate expressed a willingness to work together but found little common ground.

The FTC is collecting preliminary information on P2P technology and software, which detractors claim often mislead consumers by giving them the impression that they can legally download copyright works without permission. Some P2P companies are also accused of installing persistent spyware and adware on users’ computers without their knowledge. The Recording Industry Association of America, meanwhile, points to studies showing that the rise of P2P has coincided with a drop in record sales, although P2P advocates point to studies that suggest no correlation at all. And Tuesday, the Motion Picture Association of America filed suit against individuals who help index users of BitTorrent, eDonkey and Direct Connect P2P software.

At the FTC’s workshop, several P2P advocates urged the FTC or some other government agency to conduct an objective study of whether P2P networks truly harm content industries. Sam Yagan, president of eDonkey, directly challenged RIAA President Cary Sherman to join his call for a new P2P study not funded by either side so government officials can build a definitive record on the effects of P2P.
Sherman seemed to dismiss the idea. "The oldest thing in the book is when you want to delay something, do a study," he said, arguing that eDonkey should instead work on signing private licensing agreements with content owners. "Work it out so that people can’t take the stuff for free," he said. Sherman and other content-industry advocates said they want to embrace legitimate P2P services (noting recent industry deals with Snocap and Wurld Media), but P2P providers insisted that they have been largely rebuffed.

Content industries point to the refusal by most P2P firms to use filtering technologies that would stop the trading of certain copyright files, although many P2P representatives said such filtering would be unworkable. Content owners said P2P services only oppose filtering because they fear losing user traffic.
"It is very easy to do it if you have the will to do it," said Dean Garfield, the MPAA’s vice president and director of legal affairs for worldwide anti-piracy efforts, adding that the industry is willing to look at other ways to protect content as well."We’re not wedded to filtering as the only solution," he said. "We’re open to other solutions. We just want people to work at it."

But others suggested that any filtering efforts by leading P2P software companies would do little to stem piracy because new, non-filtered P2P software would simply crop up to take filtered services’ place."This entire debate about filtering is an enormous red herring," said Peter Menell, a professor at the University of California at Berkley law school. After the workshop, Morpheus CEO Michael Weiss told Wired News that content-industry representatives continue to dig in their heels despite overtures from P2P companies, although he praised the FTC for holding a forum to get views from all sides of the debate. Other attendees, meanwhile, expressed concern that policy-makers will use continued tension between content providers and the P2P camp as an invitation to get involved."I fear that this FTC workshop was just an exercise to help set the stage for a full-blown agency investigation of the P2P market," said Adam Thierer, director of telecommunications studies at the Cato Institute, a libertarian think tank.
"There’s a very good chance this will be the first step toward federal regulation of P2P players and the marketplace more broadly in the name of ending ‘deceptive practices,’" he said. "But the FTC could be opening a big can of worms here since most of the problems on P2P networks – viruses, spyware, porn, etc. – are common throughout cyberspace."

In addition, several panelists recommended a blanket licensing system that would create a royalty pool for copyright owners whose works are traded over P2P networks. Bennett Lincoff, former director of legal affairs for new media at performing-rights society ASCAP, said Congress should create "single, uniform digital-transmission rights" that apply to all works on P2P networks and fairly compensate artists through a "census" of which files are most downloaded. He said most consumers would pay for content that was easily obtainable and free of draconian digital-rights-management restrictions."If that’s not true, then all is truly lost," he said.

Fred von Lohmann, an attorney with the Electronic Frontier Foundation, said the FTC should look into whether content industries’ business structures are preventing such collective-licensing schemes from becoming reality. Of course, critics of such plans argue they are just another form of compulsory licensing that wouldn’t serve artists well.
"Do we really want to carry these flawed, legacy models into the digital age?" asked attendee Patrick Ross, a vice president at the Progress & Freedom Foundation. FTC officials, meanwhile, said they will continue to study P2P in 2005.
It’s hard to know what conclusions the agency will draw, but in closing remarks, Susan Creighton, director of the FTC’s competition bureau, noted P2P’s "immense promise" and urged Congress "to proceed with caution" before contemplating any P2P regulation.</i>

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19 décembre 2004

A. P2P Battle Shifts to High Court
The U.S. Supreme Court is about to play a vital role in determining the fortunes of the music industry. Its decision in the so-called Grokster case will finally clarify the industry’s ability to control peer-to-peer technology through existing law. In so doing, the court will influence the industry at every level, including its ability to invest in artists and songwriters, entertainment industry lawyers say. The High Court on Dec. 10 gave the nod to record labels, music publishers, songwriters and major motion picture studios, agreeing to review the Ninth Circuit Court of Appeals decision that ruled that P2P operators Grokster and StreamCast were not liable for copyright infringements by users of their file-sharing technology. Gregory Garre, a partner with Hogan & Hartson in Washington, D.C., highlights the significance of the court’s decision to hear the case. Only about 100 cases out of roughly 8,000 petitions filed each year are granted review by the court, he says. Garre, formerly with the Solicitor General’s office within the Department of Justice, now heads the firm’s Supreme Court practice. He believes the justices will have two concerns as they review this case. First, they will focus on whether the P2P services facilitate a blatant way for users to defeat copyright laws, threatening this important form of intellectual property.

Betamax Precedent
While the Supreme Court in 1984 held that Sony Corp. of America was not liable for any copyright infringement by users of its Betamax video recorder, Garre notes, the evidence in the Grokster case is different. Most people used the Betamax for lawful reasons – to watch recorded TV programs at a later time. In the Grokster case, the record shows that the substantial majority of P2P users infringe copyrights, he says. The court also will be sensitive to the fact that its ruling may have dramatic effects in the marketplace for technology and entertainment, Garre says. Its ruling will reflect careful consideration of these concerns, he predicts. None of the lawyers Billboard contacted believe the court’s decision will change the 1984 Sony Betamax decision. "It has served the law well for the last 20 years," Garre says. The justices will most likely interpret that decision and apply it to current technology. As the nine justices consider the issues and listen to oral arguments, expected to be scheduled for March, they will take a common-sense approach, Garre says. While appellate courts focus on applying legal precedent, he explains, the Supreme Court tends to be concerned with the practical dimensions of their decisions. The justices could explore alternative ways to restrict copyright infringement on the P2P networks, says Marc Jacobson, of Greenberg Traurig in New York. The court could send the case back to the District Court in Los Angeles – where it is still pending on other issues – for that court to explore the alternatives and then apply rules provided by the Supreme Court.

Friends or Foes?
The parties to this case won’t be the only ones raising issues with the court, Garre notes. "This is the kind of case that is going to attract an enormous amount of amicus briefs." Anyone with an interest in the case may file a "friend of the court" brief with consent of the parties, which is rarely denied. This could prove troublesome to the parties, however. While some organizations may coordinate their efforts with one side, they are not required to do so, Garre says. Their interests could undermine a strategy developed by the parties they support. Amicus briefs will be especially important in educating the court in how the technology works and why these issues are so important, Garre adds. The decision is expected before the court adjourns for the summer. A wild card in the process is whether Chief Justice William Rehnquist, who is ailing, will take part in the decision. Rehnquist was a dissenter in the Sony Betamax case. In the meantime, the industry continues to face an uncertain future."We’re going to have to get a handle on digital piracy in order to get investors comfortable and to restore stability in the recording and publishing industry," says Michael Elkin, with Thelen Reid & Priest. Pending copyright-related legislation is likely to stay on hold until the court rules.

Source: Reuters</i>

B. SUPRNOVA.org and TORRENTBITS.org CLOSED
From Suprnova:
"Greetings everybody,
As you have probably noticed, we have often had downtimes. This was because it was so hard to keep this site up!
But now we are sorry to inform you all, that SuprNova is closing down for good in the way that we all know it.
We do not know if SuprNova is going to return, but it is certainly not going to be hosting any more torrent links.
We are very sorry for this, but there was no other way, we have tried everything.
Thank you all that helped us, by donating mirrors or something else, by uploading and seeding files, by helping people out on IRC and on forum, by spreading the word about SuprNova.org.
It is a sad day for all of us!
Please visit SuprNova.org every once in a while to get the latest news on what is happening and if there is anything new to report on.
As we wish to maintain the nice comunity that we created, we are keppig forums and irc servers open.
Thank you all and Goodbye!
sloncek & the rest of the SuprNova Team"

From TorrentBits:
"Good-bye
Thanks to all users, uploaders, mods and donors for helping create the best torrent site on the net, but this is where the road ends for us."</i>

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20 décembre 2004

A. SuprNova.org ends, not with a bang but a whimper
SuprNova.org, the most popular BitTorrent file-sharing site, is to stop hosting torrent links.
In a message posted on its website, the site operators say the site "is closing down for good in the way that we all know it. We do not know if SuprNova is going to return, but it is certainly not going to be hosting any more torrent links. We are very sorry for this, but there was no other way, we have tried everything." SuprNova’s IRC channel and forums will remain open. Suprnova’s demise as a BitTorrent clearing house coincides with increasing legal pressure in America and Europe against P2P-enabled piracy. In the last week the Movie Picture Ass. of America signalled its intention to pursue the P2P server operators in a new front in its war internet movie pirates. Also, a popular BitTorrent site in Finland was raided by police, and an eDonkey site in the Netherlands was raided and shut down. According to a recent academic study, BitTorrent traffic accounted for 53 per cent of all P2P internet traffic in June. BitTorrent speeds file transfers by segmenting content and downloading parts from multiple users rather than a single server. As you receive a file, so other BitTorrent users are able to grab it from you in the same way. The idea is to ensure a more even sharing of bandwidth between participants. BitTorrent is not a classic P2P application as it’s about improving download performance rather than sharing files per se. Files are found through links on websites, rather than the application itself. The MPAA and co. are gunning for operators of servers which carry these links.
Source: The Register

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21 décembre 2004

A. Hollywood Campaign Hits WebSites
The MPAA legal campaign has hit 100 BitTorrent servers Movie studio efforts to stop pirated films being shared on peer-to-peer networks have claimed a high-profile victim. The campaign of legal action is thought to be behind the closure of the widely used Suprnova.org website. The site was the most popular place for people swapping and sharing links for the BitTorrent network. A recent study showed that more than half of the peer-to-peer traffic during June was for the BitTorrent system.

Shut down
In a message posted on Suprnova.org on Sunday, the site’s controllers said the site was "closing down for good in the way that we all know it". If the site did return, the message said, it would not be hosting any more torrent links. It continued: "We are very sorry for this, but there was no other way, we have tried everything. "The only parts that would keep going, said the operators of the Suprnova site, were the discussion forums and net chat channels. The site is thought to have closed following an announcement by the Motion Picture Association of America that it was launching legal action against those operating BitTorrent servers rather than end users. Because of the way that BitTorrent works, server sites do not host the actual file being shared, instead they host a link that points people to others that have it. By targeting those servers which link to copyrighted material, the MPAA hopes to cripple a user’s ability share those files using BitTorrent. In the opening days of the MPAA campaign, the organisation filed 100 lawsuits against operators of BitTorrent server sites. The launching of the legal action seems to be having an effect. Phoenix Torrents, another popular BitTorrent site, has also decided to shut down and, though it gave no reasons for the closure, it is thought to be motivated by the threat of legal action. Last week Finnish police raided a BitTorrent site based in the country that, according to reports, let 10,000 users share pirated films, software, music and games.
Source: BBC</i>

B. BitTorrent file-swapping networks face Crisis
BitTorrent "hubs" that publish lists of movies, TV shows and other free downloads suddenly went dark this weekend, in a major victory for Hollywood that highlights vulnerabilities in technology behind the world’s busiest peer-to-peer network. Last week, the Motion Picture Association of America launched a series of worldwide legal actions, aimed at people who ran the infrastructure for BitTorrent networks being used to distribute movies and other copyrighted materials without permission. The MPAA’s actions have put pressure on a short list of large Web sites that had served as hubs for the BitTorrent community and that had operated for months or even years. Many of those sites have now vanished almost overnight, including the SuprNova.org site that was by far the most popular gathering point for the community, serving more than a million people a day, according to one academic study. The disappearance of the big sites is unlikely to eliminate BitTorrent swapping altogether, but it does bring to a close an era of operating in the open without fear of legal reprisals. The resulting shift to the underground will likely make files harder to find, as traders move onto private networks or smaller communities, file-swapping insiders said. "We do not know if SuprNova is going to return, but it is certainly not going to be hosting any more torrent links" to content, said a message posted over the weekend to the SuprNova site, which was no longer available Monday morning. "We are very sorry for this, but there was no other way, we have tried everything." The fallout marks a substantial victory for the MPAA and its allies, which have sat on the sidelines for years as sites such as SuprNova openly set up shop as file-swapping indexes. Such locales became convenient if not indispensable destinations for millions of people seeking one-click downloads of TV shows, movies, games and music. Over the past two years, BitTorrent has risen to become one of the most popular file-swapping tools on the Net, accounting for a majority of peer-to-peer traffic on ISP networks as of last summer, according to network monitoring firm CacheLogic. Because the technology was designed from the beginning to make distributing large files efficient, much of this traffic was dedicated to full-length, high-quality movies and software.

C. Fake MPAA/RIAA eMule Servers
The entertainment industry has taken its efforts to crush the p2p networks a step further by trying to swamp eMule.
Online scalp-hunter MediaCentry has set up fake eMule servers to try to try to trap file sharers, says Joseph Farthing in a Methlabs post which, though a month old, remains relevant. MediaCentry is joined at the hip with both the RIAA (Recording Industry Association of America) and the MPAA (Motion Picture Association of America). “The servers, which were all hosted in the United States of America, were listed in a number of commonly used eMule server lists,” says Farthing, going on: “Although it is not clear how the servers managed to slip past administrators, it is apparent that around 98000 people were using just one server before the problem was spotted. The servers have been removed from many lists already, http://www.gruk.org/list.php and http://ed2k.2x4u.de/list.html are currently proven safe.”

à Paris le 21/12/04

• 5172 mots • #internet #société #p2p #propriété intellectuelle
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20 Déc 2004

Je viens de lire un article dans Le Monde, et je tiens à dire que, quand même, c’est grave tout ça ! L’article s’appelle "Les plus hauts magistrats britanniques condamnent la loi antiterroriste". Oui, et encore heureux! Cette loi dit en gros qu’une personne peut être retenue pendant un temps indéterminé, sans véritables droits de défense, si les autorités jugent qu’elle représente une menace terroriste et qu’elle ne peut ou veut pas retourner dans son pays d’origine.

Depuis le 11 septembre (2001), 17 personnes ont été incarcérées, et 11 le sont toujours. Ces personnes sont des terroristes d’après le gouvernement Blair. Elles n’ont à ce titre aucun droit à un procès équitable, aucun droit à l’un des plus vieux principes du droit pénal (principe britannique justement): l’habeas corpus. Leurs avocats n’ont même pas accès aux pièces du dossier, certaines d’entre elles étant jugées par l’administration "trop sensibles" (et donc classées secret défense). La Grande-Bretagne méconnaît par cette loi l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Article 5 - Droit à la liberté et à la sûreté

1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:

  • a. s'il est détenu régulièrement après condamnation par un tribunal compétent;
    </p>
  • b. s'il a fait l'objet d'une arrestation ou d'une détention régulières pour insoumission à une ordonnance rendue, conformément à la loi, par un tribunal ou en vue de garantir l'exécution d'une obligation prescrite par la loi;
    </p>
  • c. s'il a été arrêté et détenu en vue d'être conduit devant l'autorité judiciaire compétente, lorsqu'il y a des raisons plausibles de soupçonner qu'il a commis une infraction ou qu'il y a des motifs raisonnables de croire à la nécessité de l'empêcher de commettre une infraction ou de s'enfuir après l'accomplissement de celle-ci;
    </p>
  • d. s'il s'agit de la détention régulière d'un mineur, décidée pour son éducation surveillée ou de sa détention régulière, afin de le traduire devant l'autorité compétente;
    </p>
  • e. s'il s'agit de la détention régulière d'une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d'un aliéné, d'un alcoolique, d'un toxicomane ou d'un vagabond;
    </p>
  • f. s'il s'agit de l'arrestation ou de la détention régulières d'une personne pour l'empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d'expulsion ou d'extradition est en cours.

2. Toute personne arrêtée doit être informée, dans le plus court délai et dans une langue qu'elle comprend, des raisons de son arrestation et de toute accusation portée contre elle.

3. Toute personne arrêtée ou détenue, dans les conditions prévues au paragraphe 1.c du présent article, doit être aussitôt traduite devant un juge ou un autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires et a le droit d'être jugée dans un délai raisonnable, ou libérée pendant la procédure. La mise en liberté peut être subordonnée à une garantie assurant la comparution de l'intéressé à l'audience.

4. Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention a le droit d'introduire un recours devant un tribunal, afin qu'il statue à bref délai sur la légalité de sa détention et ordonne sa libération si la détention est illégale.

5. Toute personne victime d'une arrestation ou d'une détention dans des conditions contraires aux dispositions de cet article a droit à réparation.

Toute personne a donc droit à la liberté selon l’article 5,1. On ne peut être privé de liberté que dans une série numerus clausus de cas très précis définis dans cet alinéa. On peut donc être détenu après condamnation par un tribunal compétent; on peut être arrêté et détenu préventivement selon ce que prévoit la loi et dans le respect strict de ces règles. Des cas d’exception existent en plus: les mineurs, les alcooliques ou toxicomanes sur la voie publique, etc. Mais il n’est pas question de "rétention": on ne peut pas être détenu sans raison motivée sur décision unilatérale de l’administration (il faut la décision d’un organe juridictionnel). Sur ce point, la loi anglaise méconnait donc l’article 5,1.

Toute personne détenue doit être informée des raisons de sa détention et des accusations portées contre elle. Dans le cas qui nous occupe, il n’y a pas de motivation à la détention (on ne leur dit pas pourquoi on les emprisonne, on utilise juste une raison vague et générique: le terrorisme). De même, les personnes en détention ne sont jamais vraiment informées des accusations portées contre elles puisque des pièces du dossier servant de fondement à ces accusations leur sont inaccessibles. Sur ce point, la loi anglaise méconnaît l’article 5,2 de la Charte européenne des droits de l’Homme.

Quant aux réparations de l’article 5,5; on n’en parlera même pas.

La loi anglaise est donc totalement contraire à l’article 5 de la Charte européenne des droits de l’homme, ce qui signifie qu’elle est contraire à la charte. Qu’un Etat ne respecte pas les objectifs d’une directive dans sa transposition, et la CJCE débarque les dents rayant le parquet en lui lançant une belle condamnation à la figure. Par contre, quand on viole ouvertement les droits de l’homme, là c’est normal. Forcément, c’est pour la bonne cause: on vous protège de Ben Laden ! Heureusement, les Lords ont décidé à 8 contre 1 que ces détentions étaient illégales. Même si cette décision ne remet pas directement la loi en cause, celle-ci s’en trouve privée de légitimité. Leonard Hoffman, l’un des juges, a déclaré que "La véritable menace pour la vie de cette nation vient non pas du terrorisme, mais de lois de ce type", et on est bien d’accord avec lui !

Mais il y a pire… ailleurs. Aux Etats-Unis, ou plutôt à Cuba, dans la baie de Guantanamo. Là bas, une infâme prison américaine où l’on enferme des hommes dont on dit qu’ils sont des terroristes pour les torturer et les détenir au mépris de toutes les libertés publiques et de tous les principes du droit. Mais ça, vous le saviez déjà. Vous connaissez Guantanamo, vous savez que des gens sont détenus par l’armée régulière américaine, et que ce n’est pas tout à fait le club Med. Cependant, ces chanceux ont droit à un procès "équitable" (sic) devant un tribunal américain. Ceux qui n’ont vraiment pas de chance, ce sont les détenus "deluxe" se trouvant sous le contrôle de la CIA dans le champ "Echo". L’existence de ce camp a été révélée le 17 décembre par le Washington Post. Et devinez quoi ? Eux n’ont pas le droit à un procès équitable, ils n’ont droit à aucune défense, il n’ont même pas le droit de bénéficier de l’assistance de la Croix-Rouge. Et bien sûr la CIA est "habilitée" (tiens, je me demande par qui…) à les "interroger" en utilisant des méthodes secrètes (la gégène et la baignoire c’est connu, je me demande ce qu’ils ont bien pu inventer… euh, finalement je préfère ne pas savoir). Ce qui m’amène à conclure que le nom du camp est incomplet: il devrait s’appeler "Echo de Dachau" (oui, je sais, moi aussi ça me fait gerber, mais faut bien se rendre à l’évidence sur ce qui se fait là bas…).

à Paris le 20/12/04

• 1229 mots • #société #UK
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19 Déc 2004

La «Customisation», c’est l’art de personnaliser l’apparence de son système d’exploitation: fond d’écran, polices, couleurs et formes des fenêtres et contrôles.

Cet article vous présente les notions fondamentales de customisation sous Mac OS X.

Qu’est-ce que la "customisation" ?

Le mot "customisation" est un bon gros barbarisme, puisque c’est un mot anglais qui signifie en français "personnalisation". En faisant un bureau "custom", vous faites un bureau "personnalisé". Ici la customisation signifie la personnalisation complète de l’apparence graphique de votre système. Dans cet article, je vais traiter exclusivement de MacOSX (Panther). Nous allons donc personnaliser le fond d’écran, le dock, le thème du finder, la police système et les icônes.

Faut aller voir par ici.

Personnaliser le fond d’écran

Le première étape pour créer un environnement qui vous plait est de trouver un fond d’écran adéquat. Personnellement j’aime les fonds abstraits, pas trop surchargés, et de couleur pastel (bleu de préférence, mais c’est une question de gout). Ce sont mes gouts, mais le choix n’est pourtant pas totalement arbitraire: un fond abstrait, pas trop surchargé et avec des couleurs pastel a le mérite de ne altérer la lisibilité de votre écran, de ne pas faire mal aux yeux, de bien se confondre avec le reste de l’interface, et de durer ! En effet, imaginez une photo d’une voiture bien rouge sur un fond de circuit automobile avec une estrade et plein de spectateurs qui s’agitent: des icones par dessus et c’est le bazard, ça vous arrache les yeux après 10 minutes d’utilisation, vous changerez dans la semaine car vous en aurez marre, et en plus c’est moche ! Alors, soyez raisonnables, prennez quelque chose de soft!

Bref, les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas ! Il faut chercher pour trouver son bonheur:
http://interfacelift.com/
http://www.resexcellence.com/
http://wp.deviantart.com/
http://www.macdesktops.com/
http://www.apparence.org/index.php
http://www.pixelgirlpresents.com/
http://dugnet.com/klown/wallpaper/

Personnaliser son dock

Alors le dock c’est bien beau et bien pratique, mais finalement c’est moche et chiant si on ne l’a pas relifté un bon coup! Oui, parceque le dock énorme de Panther en bas de l’écran qui est installé par défaut avec le système est une vrai horreur. Vous avez peut être un PowerMac avec un écran énorme et beaucoup de place, mais moi j’ai un PowerBook avec un écran 16/9 et une résolution assez grossière (seul avantage de mon Dell: une résolution 1600*1200, que du bonheur, vraiment…); bref, pas de place à perdre en hauteur. A l’inverse, puisque c’est un écran 16/9, j’ai de la place à perdre en largeur… allez hop le dock sur la gauche (on s’y habitue très vite… si, si…). Mais il est toujours aussi moche ! Alors il faut le bouger un peu ! Pour cela, il faut utiliser le logiciel TransparentDock (http://www.freerangemac.com/) qui permet de tout changer et de faire quelque chose de magnifique. Bien entendu, une sauvegarde du dock actuel est faite, et si le moindre problème survient (jamais eu aucun problème perso), il suffit de rétablir la version originale. On essaye ?
Dock Background = blue (90% transparent)
Dock Outer Border = blue (70% transparent)
Show inner border = oui
Application triangle color = red
Icon name Font = 20 pts (c’est gros, c’est beau!)
Dock pinning: normalement il est centré à l’écran, qu’il soit en bas, à gauche ou à droite, avec cette option vous pouvez le décaler où vous voulez.

Pour le reste, faites le au feeling: perso je préfère un dock assez bien rempli, mais tout de même pas trop, à un dock vide. Je ne met cependant pas tous mes logiciels: ceux que je n’utilise que rarement sont lancés avec LaunchBar. Actuellement, il me rempli la hauteur de l’écran, et j’ai: finder, safari, itunes, mail, notes, word, ical, carnet d’adresses, photoshop, freehand, dreamweaver, universalis, warcraft3, stuffit, launchbar, edonkey, adium // mon dossier home, mon pdf emploi du temps, la corbeille.

Personnaliser le skin du système

Là il vous faut un logiciel tiers. Autant prendre directement le meilleur: ShapeShifter (www.unsanity.com). C’est un shareware, il est payant. Avec ce logiciel pour pouvez appliquer: des skins, des curseurs, des fonds d’écran, des icones. De préférence, n’utiliser que le skin personnalisé et laisser le reste à "Default system values". Pour trouver des skins, reportez vous au site d’unsanity, l’éditeur de ShapeShifter, qui vous donnera des liens utiles. Personnellement j’utilise en ce moment label’O’s que je trouve magnifique. Parmi les plus connus et utilisés, on peut citer Milk, Ackwa, Aqua Pro, Brushed, Ice11, PureWhite, etc.

Personnaliser la police du système

Sous OSX, on ne peut pas faire ça par les préférences du système. On est obligés, selon Apple, de se coltiner du Lucinda Grande 11. Lucinda Grande 11, ça me gonfle. J’en ai maaaaaarre de Lucinda Grande 11. Alors j’utilise Silk (www.unsanity.com) qui permet de changer la police système. J’ai donc mis à la place du Verdana 11 (rien de bien original !), et c’est vraiment beaucoup mieux.

Personnaliser les icônes

Pour personnaliser les icônes, il y a deux manières: la première, longue et chiante, ne permet pas de tout modifier, mais elle est gratuite. La seconde est payante, mais elle est rapide et on peut changer vraiment toutes les icônes du système (et c’est pas superflu, parceque les icônes par défaut sont vraiment nazes… peut être pas autant que celles de WinXP, mais presque !).

La première méthode consiste à faire un Pomme+i sur une icône, sélectionner l’icône en haut à gauche de la fenêtre de propriétés qui apparaît (elle s’entoure d’un halo bleu), Pomme+C, Pomme+i sur le fichier auquel on veut attribuer l’icône de destination et sélection de l’icône dans la fenêtre en haut à gauche, Pomme+v. Copier/coller tout bête. Inconvénients: il faudra faire ça tout plein beaucoup de fois, et c’est relou ;-) En plus, on ne peut pas changer les icônes système comme ça !

La deuxième méthode consiste à utiliser Candybar (www.iconfactory.com). Cet utilitaire payant permet de paramétrer toutes les icônes du système, y compris la corbeille, les volumes, etc. La méthode est simple; drag&drop. Quand on veut tout remettre à zéro, il y a le bon vieux bouton reset du logiciel. ATTENTION: ce n’est pas compatible avec ShapeShifter, alors veillez à bien désactiver la gestion des icônes par ce dernier.

Pour les packs d’icônes, il y a plein de sites et des milliers d’icônes différentes. je vous conseille World Of Aqua, elles sont magnifiques. Sinon, allez voir parmi les sites donnés ci-dessus. Notez que vous pouvez aussi mettre des couleurs d’étiquettes aux icônes, c’est très pratique et c’est du plus bel effet.

Personnaliser la barre de menus

Alors déjà, première chose, on va virer cette horloge par défaut toute naze et mettre à la place une autre horloge qui lui ressemble comme deux goutes d’eau… mais qui affiche la date en plus ! Ca s’appelle wClock, c’est gratos, et ça se télécharge ici: http://www.wolfware.com/wClock.html.

Ensuite, on met les infos système intéressantes: upload/download et mémoire libre/utilisée grâce à MenuMeters.

C’est utile

Bien entendu, il y a des classiques:
Adium comme client MSN, Mémessemes, Yahoo, Kikoo, ICQ, Quic’estQ?, AIM, Aiiiiii(e)M…erde, etc.
Konfabulator en attendant Tiger…
iControlTunes pour contrôler iTunes depuis la barre d’outils (ce logiciel est g-é-n-i-a-l !!!)

C’est fun

Plein de petites merdes qui vous bouffent toute la RAM et qui font, par exemple, tomber en ce moment des floconds de neige sur mon écran :))))) (ben vi, c’est noël dans 6 jours là…)

Allez go customise, gl hf :)

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19 Déc 2004

Il existe des dizaines de navigateurs web. La plupart sont gratuits, certains sont payants, la plupart sont en anglais, certains sont en français. La plupart ont les fonctions essentielles, certains ne les ont pas, certains ont des fonctions supplémentaires, d’autres n’en n’ont pas. Certains sont disponibles sur plusieurs plateformes, d’autres non.
Mais il est toujours très difficile de choisir un navigateur, alors je vous propose mon avis sur ce point, ainsi que quelques conseils pour mieux choisir.

Les fonctions indispensables

Certaines fonctions sont devenues des conditions sine qua non pour qu’un navigateur soit utilisable sur le web à notre époque. Au début de l’internet grand public, vers le milieu des années 1990, les fonctions basiques de tous les navigateurs étaient les suivantes: affichage en couleurs, affichage des images, gestion des signets ou favoris, historique. Vers la fin des années 90 sont apparues des fonctions supplémentaires comme la possibilité d’ajouter des plug-ins (Flash, Shockwave, Java et compagnie), et une robustesse accrue du moteur de rendu (IE, KHTML, Gecko, etc.) pour afficher les pages plus vite et mieux. En 2004, lors de la rédaction de la version originale de ce document, tout bon navigateur se devait, en plus de tout cela, de bloquer les pop-ups, de posséder un gestionnaire de téléchargements, d’être personnalisable de fond en comble (skins), de remplir automatiquement les formulaires, de retenir les mots de passe, d’avoir une sécurité accrue (Java, ActiveX, JS, Cookies), d’offrir la possibilité de charger les pages dans des onglets, et même selon certains de lire les flux RSS. La situation n’a pas changé en 2007, lors de la 3ème édition de cet article ; la présence de certaines fonctions (par exemple, la gestion de CSS2 et le passage de l’Acid Test) permettent néanmoins de déterminer quels seront les «grands» navigateurs des années à venir. Les tendances dégagées en 2007 se sont largement vérifiées jusqu’en 2010. La 4ème version de cet article, publiée en mars 2010, montre que le marché des navigateurs est dominée par la notion de «performances JavaScript», qui constitue le premier fondement de la plupart des comparatifs (et souvent, à tort). Une nouvelle tendance se dessine, dont Google Chrome est le premier représentant : la simplicité, la sobriété et la rapidité, par opposition à l’accumulation de fonctions.

Bloquer les pop-ups, les plugins, les scripts, la publicité

Les pop-ups sont des petites fenêtres qui viennent se superposer à la fenêtre principale de votre navigateur et vous proposant de «cliquer ici pour acheter je-ne-sais-quoi». Plus que de la publicité, c’est de la véritable pollution. Il faut les bloquer, les empêcher de s’afficher. Tout bon navigateur doit donc:

  1. pouvoir bloquer les popups de manière générale ;
  2. pouvoir afficher ponctuellement un pop-up si on lui demande expressément ;
  3. avoir une "liste-noire" (construite avec des expressions régulières) pour bloquer toutes les images qui contiennent dans leur URL certains mots comme, par exemple, "ad", "advertise", "publicite", etc.
  4. permettre de désactiver l'affichage du contenu Flash (la plupart des bandeaux de pu sont désormais réalisés en Flash : c'est une des malheureuses nouveautés de l'année 2007, qui n'a pas été démentie en 2010, mais qui commence à soulever certains réactions, suite à l'exclusion de Flash dans l'iPhone et l'iPad d'Apple).
  5. avoir une "liste-blanche" des sites autorisés à afficher des pop-ups. En effet, si 99% des pop-ups sont de la publicité, certains sont néanmoins utiles voire nécessaires à la consultation d'un site (par exemple, les forums basés sur vBulletin ouvrent un pop-up pour l'adjonction d'un fichier à un message).

Il en va de même pour vilains «pop-under». Ceux-là surgissent en dessous de la fenêtre courante, et ne sont pas visibles à première vue. Leur but n’est pas d’être visible. La plupart du temps, ils servent à charger une adresse bénéfique au webmaster du site que vous visitez. Par exemple, certaines sociétés proposent d’insérer de la publicité sur les sites, et payent une somme forfaitaire à chaque clic d’un visiteur sur la publicité. Si le pop-under charge l’URL d’un tel site, c’est comme si le visiteur avait cliqué sur la publicité. Résultat: à chaque fois que quelqu’un visite le site, le webmaster gagne un peu d’argent, sans que le visiteur n’ait à cliquer sur une quelconque bannière. C’est malhonnête et nuisible.

En 2007, les «pop-under» et les «pop-ups» classiques ont presque totalement disparu. En effet, de nombreux navigateurs (dont InternetExplorer) se sont dotés de filtres anti-pop-ups. La plupart de ces filtres fonctionnent en analysant la taille de la fenêtre ouverte: si elle correspond aux tailles référencées comme étant courantes pour les pop-ups, alors il s’agit d’un pop-up. C’est pourquoi les rares pop-ups qui subsistent encore ouvrent des fenêtre complètes, en plein écran. Il est possible de paramétrer la plupart des navigateurs modernes pour que toute demande d’ouverture d’une nouvelle fenêtre débouche en réalité sur l’ouverture d’un nouvel onglet. Mais cela ne règle pas le problème pour autant: rien ne remplace une véritable protection. Un bon exemple de site totalement pourri par les publicités de ce type est Ratiatum (qui se permet d'ouvrir des fenêtres entières en pop-under lorsqu'on clique sur un lien). [Ratiatum a été remplacé par Numerama, qui est désormais relativement «propre».] Firefox avec l’add-on AdBlock permet d’éviter ce genre de désagréments.

Plus vicieux encore : la publicité en surface de la page. Elle a vraiment explosé quand Internet Explorer (avec Windows XP SP 2) s’est doté d’un filtre anti-pop-ups: ce navigateur étant utilisé par plus de 70% des internautes (~90% en 2004 ; ~70% en 2007 ; ~50% en 2010), il fallait bien trouver une alternative ! Vous connaissez les bannières verticales qui se placent souvent sur le côté gauche ou droit d’une page (comme les Google Ads), les bannières horizontales qui se placent en haut ou en bas d’une page, les blocs de publicité qui se placent au milieu de la page. C’est pénible car cela ralentit le chargement de la page, et ce pour deux raisons: 1) ce sont souvent des images, beaucoup plus longues à charger que du texte, 2) ces images sont souvent hébergées sur les serveurs de la régie de pub, beaucoup plus sollicités que le serveur du site que vous visitez, et donc beaucoup plus lents. Mais bref, passons.

La publicité en surface de page est bien pire que cela: il s’agit d’une publicité qui recouvre la page, vous empêchant de voir le contenu. Au bout d’un certain temps, ou après le clic de l’utilisateur sur la publicité, celle ci est effacée et le contenu devient accessible. Ces systèmes sont mis en oeuvre grâce à la technologie DHTML mêlant JavaScript et HTML. A l’heure actuelle, la plupart des naviagteurs sont incapables de les bloquer par eux-mêmes (i.e. sans add-on), car contrairement aux pop-up et pop-under, elles ne sont pas chargées dans des fenêtres externes à la fenêtre principales, et le navigateur ne sait pas distinguer le contenu «propre» du contenu publiciaire. Il faudra donc recourir à des add-on ou plugins (des petits logiciels qui sont des greffons au navigateur) qui permettent de bloquer l’affichage des tout le contenu provenant de certaines adresses (AdBlock, l’add-on pour Firefox, fait un travail formidable !). Par exemple, je paramètre mon add-on pour n’afficher aucune contenu dès lors que son adresse contient le mot «pub» en écrivant la règle «pub». Ces règles sont souvent basées sur le puissant système logique d’expressions régulières «Regex». Disons le tout de suite, tous les navigateurs n’ont pas d’add-on disponible pour bloquer le contenu nuisible. Pour Firefox, vous pouvez utiliser AdBlock Plus (conseillé), qui filtre les publicités en fonction d’une liste de mots clés régulièrement mise à jour. Adblock existe aussi pour Google Chrome, mais il est un peu moins efficace que dans sa versio Firefox. Pour Camino, vous pouvez utiliser CamiBlock. Pour Safari, vous pouvez utiliser Saft (payant) ou PithHelmet (payant), ou ce que vous trouverez sur l’excellent site PimpMySafari. A noter que si AdBlock pour Firefox fait un excellent travail, les plug-ins pour Safari sont beaucoup plus agressifs et empêcheront certains sites de fonctionner. C’est notamment le cas du site AlloCiné qui a la très mauvaise (et intolérable) habitude d’afficher une page publicitaire avant d’afficher la page que l’internaute demande, lorsque celui-ci vient d’un site extérieur et désire consulter la fiche d’un film. Opera ne gère que difficilement les add-ons (il existe toutefois un équivalent à AdBlock pour Opera), mais il contient par défaut un module de blocage des publicités non configuré (ce qui signifie que vous devrez ajouter manuellement les adresses à bloquer). OmniWeb ne gère pas les add-ons, mais il contient, comme Opera, un module de blocage non configuré. Enfin, pour ceux qui utiliseraient encore Internet Explorer, AdblockIE reprend les fonction de AdBlock et NoScript pour Firefox.

A partir de ce données, il est possible d’établir un classement des navigateurs populaires en fonction de leur efficacité dans le blocage des pop-ups et, plus généralement, des contenus publicitaires (du plus au moins efficace) :

  1. Firefox/Netscape + AdBlock : la meilleure protection, qui bloque 99% des pubs sans ne jamais (ou presque) nuire à l'utilisation du site visité. En plus, AdBlock a la très bonne habitude de compacter l'espace pris par la pub là où les autres navigateurs affichent un cadre blanc à la place. Avec Firefox, c'est comme si la pub n'avais jamais existé !
  2. Google Chrome + AdBlock : la meilleure protection, quoi que légèrement inférieure à celle fournir par AdBlock pour Firefox. L'addon AdBlock pour Chrome devrait cependant évoluer et rattraper rapidement son "grand frère" développé pour Firefox.
  3. Omniweb : la force d'Omniweb est double : le système de protection est intégré dans le logiciel (pas d'add-on supplémentaire requis) et il est possible d'un seul clic d'afficher le contenu bloqué. Cependant, il y a un revers à la médaille : d'une part, si la pub disparaît, un cadre blanc apparaît à la place, indiquant tout de même qu'à cet endroit se trouvait une bannière de pub ; d'autre part, la liste des sites bloqués est vide à l'origine, et il faudra la remplir soi-même à la main.
  4. Opera : comme pour Omniweb, le blocage est directement géré par le navigateur. Opera adopte cependant une approche "tout-ou-rien", qui ne permet pas de sélectionner manuellement, après chargement d'une page, le contenu à débloquer.
  5. Safari + Saft : bloquage efficace, parfois un peu trop : certaines règles (à entrer manuellement dans Saft) peuvent avoir pour effet de nuire à la navigabilité du site visité.
  6. Camino + CamiBlock : idem.
  7. IE : le système est trop basique. Il bloque les pop-ups, mais n'est pas efficace contre la publicité de surface (inline).
  8. Les autres

Il existe une autre manière de bloquer la publicité de surface : charger une feuille de style (CSS) spéciale. Camino propose une excellente feuille de style, régulièrement mise à jour, qui permet de bloquer la plupart des pub connues. Cette même feuille de style peut être utilisée avec n’importe quel autre navigateur qui le permet (notamment Firefox, Safari, Omniweb), quelle que soit le système d’exploitation utilisé (bref, cela fonctionne aussi sous Windows et Linux). Il existe également des feuilles de style créées spécifiquement pour Opera : par exemple, celle de fanboy.

Voici quelques feuilles de style permettant de bloquer les publicités (vous pourrez en trouver de nombreuses autres par une recherche avec Google) :

Firerox et dérivés (Gecko) Safari, Chrome et dérivés (Webkit) Opera Internet Explorer et dérivés
AdSweep X X X
Ad Blocking FiltersetP X X X X
URLFilter X
Yoyo X
filterset.g.js X
userContent.css X X

Il existe également des fonctions ou des extensions permettant de bloquer spécifiquement le contenu Flash : FlashBlock pour Opera (ou directement dans le navigateur) ; Flashblock et NoScript (must-have) pour Firefox (voir, à ce propos, l’article «Informatique personnelle et sécurité» sur ce site) ; Flashblock pour Chrome.

Pour résumer, on distinguera 4 types de «blocages» :

  • le blocage des fenêtres (ouverture intempestive d'onglet, de pop-up et de pop-under)
  • le blocage des plugins (Flash et Java, principalement)
  • le blocage des scripts (JavaScript, principalement)
  • le blocage de la publicité

Pour les différents navigateurs considéré ici, il en ressort le tableau suivant :

Blocage des fenêtres Blocage des plugins Blocage des scripts Blocage de la publicité
Firefox (et dérivés) Oui : natif Oui : natif (*)

Oui : extension

Oui : natif (*)

Oui : extension

Oui : extension
Safari Oui : natif Oui : extension Oui : extension
Chrome (et dérivés) Oui : natif Oui : extension Oui : extension
Opera Oui : natif Oui : natif (**)

Oui : extension

Oui : natif (**)

Oui : extension

Oui : natif (***)

Oui : extension

Internet Explorer Oui : natif Oui : extension Oui : extension

(*) blocage natif «tout ou rien» : le réglage est à opérer dans les préférences du navigateur, sans qu’il soit nécessaire d’installer de logiciel tiers, et il agit alors sur toutes les pages chargées, jusqu’à ce qu’il soit désactivé.

(**) blocage natif «page par page» : le réglage est à opérer dans les préférences du navigateur, sans qu’il soit nécessaire d’installer de logiciel tiers, et il peut être activé ou désactivé ponctuellement, pour une page donnée.

(***) blocage natif sélectif : : le réglage est à opérer dans les préférences du navigateur, sans qu’il soit nécessaire d’installer de logiciel tiers, et il peut être activé ou désactivé ponctuellement, pour chaque élément à l’intérieur d’une page.

Les extensions utilisent très majoritairement un blocage sélectif (possibilité de l’activer ou de le désactiver pour certains éléments seulement, à l’intérieur d’une page).

Conclusion 2010

On constate, en 2010, que les deux meilleurs navigateurs, concernant le blocage des éléments susceptibles de perturber la navigation, tels que les plugins, les scripts et le publicités, sont 1) Firefox ; 2) Opera. Firefox est –de loin– le plus efficace, grâce à ses extensions AdBlock, FlashBlock et NoScript. Opera est très complet, gère tous ces systèmes de protection nativement (sans qu’il soit nécessaire d’installer de logiciel tiers), mais son paramétrage est plus complexe et le blocage est souvent moins efficace (puisque défini «manuellement»). Il ne fait pas de doute que 3) Google Chrome rattrapera rapidement son retard sur Firefox : les extensions «classiques» existent déjà (AdBlock, Flashblock), il reste maintenant à les rendre aussi efficaces que leur homologues pour Firefox.

Remarque complémentaire : les logiciels tiers de blocage à la source

Pour aller plus loin dans le blocage, il est possible d’utiliser d’autres logiciels, comme un serveur proxy (e.g. Privoxy) ou un client de filtrage des IP comme PeerGuardian. Ces logiciels sont totalement indépendants du navigateur (c’est pourquoi nous ne nous étendrons pas sur ce sujet ici), et bloquent le contenu avant qu’il atteigne l’ordinateur. Cela a plusieurs conséquences, notamment : 1) ils fonctionnent indépendamment du navigateur (et de la même manière, quel que soit le navigateur utilisé) ; 2) ils réduisent le poids des pages (et accélèrent donc la navigation avec les connexions à faible débit) ; 3) ils engendrent un filtrage drastique et non sélectif (qui peut empêcher certains sites de fonctionner).

Remarque complémentaire : l’effet du blocage sur l’économie des sites visités

Un mot doit être dit sur l’effet qu’a le blocage des publicités sur les sites visités. Comme le fait justement remarquer ArsTechnica, la publicité ne se vend pas sur le Web comme elle se vend sur d’autres médias, comme les journaux papier, la radio ou la télévision. Sur ces médias traditionnels, du «monde réel», la publicité est vendue à un prix calculé en fonction d’une estimation de l’audience. Dans le «monde virtuel», au contraire, la publicité est vendue «à l’unité», selon le nombre d’affichages ou de clics. Ainsi, bloquer la publicité peut nuire à certains sites pour lesquels elle constitue le seul moyen de financement. Il est donc conseillé : 1) de ne bloquer que les publicités les plus intrusives ; 2) de ne pas bloquer les publicités non-intrusives sur les sites que l’on visite régulièrement ; 3) de privilégier, le cas échéant et pour ces sites, un moyen de blocage qui n’empêche pas le téléchargement du contenu publicitaire depuis le serveur, mais qui se contente d’en empêcher l’affichage à l’écran.

Posséder un gestionnaire de téléchargements

Vous êtes en train de télécharger une mise à jour du logiciel que vous utilisez pour le travail, car la version que vous possédez actuellement ne permet pas de visualiser ce fichier qu’on vous a envoyé par e-mail et que vous devez modifier pour demain 8H. Il est 23H, le fichier fait 50 MO, vous êtes connecté avec un modem 56K parceque l’adsl à la maison est une fois de plus en rade. Le téléchargement est à 99%. Et là, le drame. La porteuse lâche, vous êtes déconnecté. Vous vous reconnectez pour essayer de récupérer le pauvre petit pourcent restant, mais rien n’y fait, Monsieur Internet Explorer s’obstine à recommencer le téléchargement depuis le début. Pourtant, on vous l’avait dit: il faut installer un gestionnaire de téléchargement comme GetRight qui permet de reprendre-le-téléchargement-là-où-il-s’est-arrêté («resume download»).

En 2004, tous les navigateurs dignes de ce nom intègrent en eux un gestionnaire de téléchargement qui, en plus de garder la liste de tous les téléchargements finis/en cours/interrompus, permettent de reprendre un téléchargement là où on l’a laissé.

En 2010, la situation a évolué, et il est de nouveau nécessaire, dans certaines circonstances, de recourir à un logiciel tiers. En effet, les sites de «téléchargement direct», tels que RapidShare ou Megaupload, se multiplient, et tendent à remplacer les moyens d’échange de fichiers par Peer-to-peer (P2P). Or, contrairement aux P2P traditionnel, qui repose sur des logiciels permettant la reprise des téléchargement interrompus (par exemple, aMule ou, pour le protocole Bittorrent, Azureus, Transmission ou uTorrent), le téléchargement direct passe par le naviagteur web. Dans ce contexte, l’utilisation d’un logiciel «gestionnaire de téléchargements», indépendant du navigateur, présente plusieurs avantages : 1) sauvegarder les téléchargements d’un plantage du navigateur ; 2) soulager le naviagteur, qui n’aura pas à gérer des téléchargements multiples en plus de l’affichage des pages Web ; 3) télécharger simultanément plus de fichiers ; 4) télécharger plus vite (certains logiciels permettent d’accélérer la vitesse de téléchargement d’un fichier en ouvrant plusieurs connexions vers le serveur, là où le navigateur n’en ouvre qu’une).

Voici quelques logiciel de gestion des téléchargements :

  • Pour Windows : Download Accelerator Plus (payant) ; <a href=""http://www.internetdownloadmanager.com">Internet Download Manager</a> (payant) ; GetRight! (payant) ; <a href=""http://www.freedownloadmanager.org/">Free Download Manager</a> (gratuit) ; FlashGet (gratuit)
  • Pour Mac : SpeedDownload (payant) ; iGetter (payant) ; <a href=""http://fr.wikipedia.org/wiki/Wget">wget</a> (gratuit)
  • Pour Linux : wget ; <a href=""http://www.kde.org/">Kget</a> (pour KDE) ; <a href=""http://aria2.sourceforge.net/">Aria</a> ; <a href=""http://www.halogenware.com/software/retriever.html">Retreiver Download Manager</a> ; <a href=""http://qdown.sourceforge.net/">QuickDownloader</a>

La plupart de ces logiciels s’intègrent aux navigateurs, afin d’intercepter les clics sur des liens qui pointent vers des fichiers téléchargeables. Toutefois, le niveau d’intégration varie d’un logiciel à l’autre, d’un navigateur à l’autre, et d’un système d’exploitation à l’autre. De manière générale, Firefox reste le navigateur qui dialogue le mieux avec ces logiciels d’assistance au téléchargement, notamment grâce à l’extension FlashGot.

Etre personnalisable

C’est quand même plus sympa de pouvoir appliquer des «skins» («peaux»: le logiciel change de peau, il fait peau neuve) à son navigateur. On change ainsi la taille et la couleur de l’interface. On peut même changer les boutons: en enlever et en retirer. Bref, on adapte son navigateurs à ses goûts. Ce n’est pas indispensable du tout, mais un vieux navigateur tout moche ne tient pas la route face à la toute dernière version du navigatuer «machinchouette» pour laquelle sont disponibles sur internet en téléchargement gratuit, des milliers skins différentes. Firefox et Opera disposent de nombreux skins. Ceux de Firefox sont beaucoup plus efficaces. Safari ne dispose pas de différents skins, mais il est toujours possible de modifier son interface avec ShapeShifter [ShapeShifter ne fonctionne plus à partir de Leopard].

Cependant, la personnalisation ne se résume pas aux skins. Il s’agit aussi de pouvoir déplacer les éléments à l’écran: par exemple, mettre la barre de signets en dessous de la barre d’adresse. Firefox le permet très bien, Opera un peu, tandis que IE et Safari restent totalement réfractaires à ce genre de personnalisations.

On peut également aborder dans la notion de «personnalisation» le fait pour un navigateur d’admettre des plug-ins ou des add-ons, à l’instar de ceux cités ci-dessus pour bloquer les publicités dans Firefox et Safari. Dans ce domaine, il y a deux types de navigateurs: ceux qui admettent de tels plug-ins et ceux qui ne les admettent pas. Parmi ceux qui les admettent, Firefox est en tête. Il existe des milliers d’extentions pour Firefox et certains sont très pratiques. Google Chrome est juste derrière : il y a moins d’extensions pour Chrome que pour Firefox, mais le système d’extensions de Chrome est «ouvert» et permet de nombreuses possibilités. Safari et IE admettent également les extensions, mais de manière moins naturelle et plus limitée : leurs systèmes sont beaucoup plus «fermés». Opera admet les extensions, et son système se situe à mi-chemin entre les systèmes fermés de IE et Safari et les systèmes ouverts de Firefox et Chrome.

On distingue généralement 3 niveaux de personnalisation de l’apparence graphique : 1) la modification de la disposition des boutons (de la barre d’outils) ; 2) la modification des couleurs de la fenêtre ; 3) la modification totale de l’interface : couleur, forme, et disposition des éléments. Voici un tableau résumant les capacités de personnalisation des navigateurs, selon ces trois niveaux :

</tr>
Niveau 1 (barre d'outils) Niveau 2 (couleurs) Niveau 3 (personnalisation complète)
Firefox Oui : natif

Oui : natif (*)

Oui : extensions
Opera Oui : natif Oui : thèmes Oui : natif + extensions
Internet Explorer Oui : natif
Safari Oui : natif
Google Chrome Oui : natif Oui : natif

(*) En natif (intégré au navigateur) depuis la version 3.6 (2010) ; par l’extension «Personal» pour les versions 3.5 et antérieures.

Conclusion 2010

Le navigateur le plus «personnalisable» est Firefox, grâce à ses extensions qui permettent de changer le moindre paramètre du navigateur. Opera n’est pas loin derrière, grâce à ses nombreux «thèmes» graphiques, développés par les utilisateurs, et à ses fonctions natives de personnalisation qui sont les plus avancées du marché. Google chrome est encore en deçà, mais il ne cesse de progresser. Quand à Safari et IE, ils ne sont tout simplement pas «personnalisables», au sens moderne (21ème siècle…) du terme.

Remplir automatiquement les formulaires

Si je me souviens bien, c’est IE qui a inventé ça ! Oui… IE était, à l’origine, un bon navigateur. IE mémorisait ce que l’utilisateur tapait dans un champ, comme par exemple le champ de recherche de Yahoo. Quand on cliquait 2 fois sur ce champ, un petit menu déroulant s’affichait avec la liste de tous les autres mots entrés dans le champ par le passé. Ce n’était pas une mauvaise idée, la preuve: les navigateurs modernes ont rebondi dessus pour offrir une fonction appelée «auto-completion»: ils complètent automatiquement tous les champs d’un formulaire. Bien sûr IE ne faisait pas cela. Donc, la première fois que vous entrez votre nom de famille dans un champ identifié dans le code source de la page par «LASTNAME», le navigateur sauvegarde la valeur que vous avez entrée (ex: «Dupont»). La prochaine fois qu’il rencontrera un champ appelé LASTNAME, il mettra automatiquement Dupont. De même pour votre prénom, adresse avec ville, pays et code postal, votre numéro de téléphone ou votre numéro de carte de crédit ! Et oui, c’est le problème de ce genre de systèmes, si c’est mal implémenté, ça retient tout ! Alors faites bien attention que des informations sensibles ne soient pas sauvegardées (ce qui est possible en paramétrant bien son navigateur, voire en utilisant des utilitaires tiers comme Norton).

Les navigateurs les plus modernes, comme Google Chrome ou Opera, permettent de définir à l’avance les données à remplir, dans les formulaires.

Retenir les mots de passe

Le principe est le même que pour le remplissage automatique des formulaires: vous arrivez sur un site, et le navigateur se rappelle de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe pour ce site. La plupart des navigateurs modernes vous demandent votre avis à chaque fois qu’un nouveau mot de passe est saisi et, si vous acceptez, chiffrent et enregistrent le mot de passe. La différence se fait plutôt au moment de renseigner les champs d’identification d’un site pour lequel vous possédez plusieurs identités. Safari et IE gèrent difficilement les identités multiples, tandisque Firefox, Chrome et Opera les prennent en compte sans problème.

A noter la gestion des mots de passe par les logiciels natifs Mac OS X utilisant Cocoa: Safari, Camino, OmniWeb (et Chrome, dans une certaine mesure). Tous les mots de passe sont stockés dans le «Trousseau» du système («Keychains»). Le trousseau peut être automatiquement sauvegardé sur l’iDisk (espace de stockage WebDAV intégré à Mac OS X). De cette manière, si vous formatez et réinstallez le système, toutes les préférences de ces logiciels (entre autres, les mots de passe utilisés sur les différents sites) seront restaurés. C’est très pratique !

A noter également qu’il existe des logiciels permettant de retenir tous les mots de passe et de les partager entre les navigateurs. Le meilleur (le premier…) est 1password pour Mac OS X : il fonctionne avec Safari, Camino, Firefox, Omniweb et d’autres bien d’autres (mais toujours pas Opera –qui possède son propre gestionnaire avancé– et Chrome, malheureusement). Il existe des équivalents à 1Password pour Windows (Roboform ; Norton360, dans une certaine mesure) et Linux (KeePassX).

Avoir une sécurité accrue

Je ne vais pas m’étendre sur ce point car c’est vraiment très technique. Ce que vous devez savoir c’est que ne sont généralement pas dangereux: Java, Flash, les cookies ; et sont dangereux: les activeX et autres scripts sur le type macro (JS, VBS, etc). Sont également dangereux les fichier qui s’exécutent après téléchargement (sous Windows).

Le raisonnement des personnes mal intentionnées est simple: quel est l’OS le plus utilisé ? Windows. Quel est le navigateur le plus utilisé ? IE. Quel public dois-je viser pour mon nouveau virus ? Les gens utilisant IE sous Windows. Ce n’est pas compliqué à comprendre, et c’est pour cela que 99,9% des virus sont destinés à Windows et IE (et par extension, Outlook). Avez-vous entendu parler des virus ILoveYou, MyDoom, Buster et compagnie ? Les utilisateurs de Mac ou de Linux n’en ont pas entendu parler, eux. Conclusion: vous avez Windows (errare humanum est) et vous ne voulez/pouvez pas changer (perseverare diabolicum!!!), alors sécurisez quand même un minimum votre poste en changeant de navigateur et de client e-mail.

Le navigateur actuellement le plus sûr est Firefox, grâce notamment aux extensions AdBlock, FlashBlock et surtout NoScript. Pour plus de précisions, consulter l’article «Informatique personnelle et sécurité».

Navigation par onglets

La navigation par onglets, c’est magnifique! A la base, IE et NS2 (le bon vieux Netscape, vraiment c’était la classe, on en fait plus des comme ça!) chargeaient une page dans une fenêtre, et une autre page dans une autre fenêtre. Problème: vos 8 pages chargées en même temps sont dans 8 fenêtres différentes qui se superposent et vous obligent à tout réduire (le bouton _ et haut à droite de la fenêtre sous Windows) pour les afficher une par une. Avec la navigation par onglets, une seule fenêtre et, entre le contenu de la page et la barre d’outils (avec tous les boutons), des onglets, à la manière d’un classeur. On clique sur un onglet pour faire apparaître la page correspondante. C’est génial, et vite indispensable. C’est vraiment la fonction par excellence que «quand on l’essaie une fois, on ne peut plus s’en passer».

Tous les bons navigateurs modernes ont cette fonction, sauf (devinez qui?) IE. Il existe désormais (2007) une nouvelle version d’Internet Explorer, la version 7. Cette nouvelle version utilise les onglets. C’est pas trop tôt !

Les onglets c’est bien. Mais c’est un concept un peu vieux pour ne pas être assorti de plein de petites améliorations. Ainsi, les bon navigateurs (Firefox, Safari avec add-on, Omniweb, Opera, Chrome) gardent une trace des onglets ouverts et peuvent les ré-afficher en cas de plantage. Ils peuvent également, pour certains, ré-afficher le dernier onglet fermé (pratique en cas de fermeture accidentelle). Enfin, il doit être possible de déplacer les onglets, ce que permettent Firefox, Omniweb, Safari 3 (pour Leopard) ou Safari 2 (avec Saft, par exemple), Opera et Chrome.

Dans certains navigateurs (OmniWeb, Shiira et Safari avec plug-in, Opera), des vignettes remplacent les onglets. Il s’agit de miniatures des fenêtres ouvertes qui ont l’avantage sur les onglets qu’elles permettent d’afficher un aperçu du contenu des pages chargées. C’est très pratique, mais il vaut mieux avoir un grand écran, au risque que les vignettent prennent trop de place et nuisent à la navigabilité des sites (obligation de faire défiler la page horizontalement). La fonction a été inventée par Omniweb et reprise nativement par Opera, quelques années plus tard.

Google Chrome se distingue, d’un point de vue technique, en créant un processus distinct pour chaque onglet. Grâce à cette technique, le contenu d’une page malicieuse ou défectueuse ne cause pas le «plantage» du navigateur dans son ensemble, mais uniquement de l’onglet qui la contient.

Lire les flux RSS

Avec le développement des blogs et autres systèmes de news n’utilisant pas Usenet (news.machin.org) est apparu un nouveau système: le «feed RSS». Cela fonctionne ainsi: vous rapatriez sur votre ordinateur les titres des messages qui se placent dans votre barre de signets, vous cliquez sur un titre pour charger la page et afficher le contenu du message. Un peu comme les e-mails en fait. C’est particulièrement pratique quand on affiche ça sur le bureau (avec un Wigdget Konfabulator ou avec le Dashboard de Tiger sous OSX) pour être tenu au courant en direct des nouveautés et de l’actualité; mais sur un navigateur, à mon avis, ça n’a aucun intérêt puisque de toute manière un navigateur est fait pour naviguer (si, si) et donc aller visiter le site qui fournit les news ! A vous de juger. Tous les navigateurs modernes prennent en charge les flux RSS.

Protection contre le Phishing

Le phishing est une technique qui consiste à récupérer des informations personnelles des utilisateurs en leur faisant croire qu’ils se situent sur un site auquel ils peuvent faire confiance, alors que ce n’est pas le cas.

Exemple: vous recevez un e-mail de votre banque qui vous informe d’un problème technique et vous invite à vérifier sur Internet le solde de votre compte, pour voir si vous êtes touché par le problème ou si tout va bien pour vous. L’e-mail vous dit «cliquez ici» et vous le faites, vous cliquez. Vous arrivez ainsi sur un site qui ressemble en tout point à celui de votre banque et vous tapez votre identifiant et votre mot de passe sans aucune crainte. Mais l’e-mail n’avait pas été envoyé par votre banque mais par des pirates, le site n’est pas celui de votre banque mais une immitation réalisée par ces mêmes pirates, et vos informations personnelles sont maintenant connues de ces pirates…

Les navigateurs modernes (Firefox 2+, IE 7, Safari 3+, Chrome) permettent de protéger dans une certaine mesure contre le phishing en analysant l’adresse de la page chargée. Mais cette protection, très utile, ne vous met pourtant pas à l’abri à coup sûr. La seule chose qui vous mettra réellement à l’abri est de taper vous même, dans la fenêtre du navigateur (quel qu’il soit), l’adresse du site que vous désirez consulter. Ne suivez jamais un lien provenant d’un e-mail, rendez-vous sur le site concerné par vos propres moyens.

Historique rapide

A new hope

Au début, ce n’était pas famboyant: des navigateurs en ligne de commande comme Lynx. Ils chargaient les pages dans une fenêtre de terminal. Ces navigateurs étaient extrèmement rapides, et pour cause la mise en page et les images étaient totalement absentes. Cela ne servait qu’à visualiser des pages en texte plein… ou pleines de texte ;-). La navigation se faisait au clavier (un modèle d’ergonomie…).

Il y eut ensuite Netscape (NS). Netscape était une société commerciale américaine qui développait un navigateur du même nom et le distribuait gratuitement sur Internet. Ce navigateur était de très loin le meilleur du marché. Netscape fut le grand innovateur de la navigation graphique et des petites fonctions bien utiles comme l’historique et les signets.

The empire strikes back

Puis vint Internet Explorer (IE). IE, développé par Microsoft est le navigateur intégré à Windows, encore aujourd’hui. IE reprenait les mêmes fonctions que Netscape en aussi bien (voire en mieux, vu son intégration au système). Par exemple, les «favoris» IE ne sont rien d’autre que les «signets» (bookmarks) de NS. Netscape qui était leader dans son domaine (plus de 80% de part de marché à l’époque) a été détruit en moins de 5 ans par IE (qui du coup est passé à plus de 90% de parts de marché). Le problème d’IE est qu’il n’a pas du tout évolué pendant très longtemps (entre 1998 et 2007). Microsoft a dû faire face à un procès anti-trust à cause d’IE, notamment. En 2010, Microsoft a été forcé par la Commission européenne de présenter une fenêtre («ballot screen»), au démarrage de Windows, offrant à l’utilisateur de choisir entre plusieurs navigateurs concurrents.

Pendant plus de 5 ans, point de salut, il fallait passer par l’incontournable (redondance!) IE. Les quelques pauvres alternatives se nommaient Netscape (une version minable), Opera (peu efficace), Mozilla (usine à gaz). Rien à faire, il n’y avait qu’IE…

The return of the Jedi

Netscape revint enfin, sous une autre forme, sous un autre nom, mais néanmoins reconnaissable dans son esprit.

C’est en réalité un peu plus compliqué… NS fut racheté par AOL, qui fut incapable d’en sortir une version convaincante. Parallèlement, une version OpenSource de Netscape fut créee : Mozilla. Mozilla était développé par la fondation Mozilla, sur le même moteur que Netscape (nommé Gecko), avec les mêmes fonctions, ainsi qu’une interface graphique similaire. Mozilla était une «suite», à l’image de Netscape Communicator : navigateur, client e-mail et usenet, logiciel de création de pages web, etc. Tout cela regroupé dans un seul logiciel, très lourd, peu convivial, et contenant de nombreux bugs. La fondation Mozilla changea alors de voie, en créant un navigateur «standalone», c’est-à-dire ayant une seule fonction : la navigation (pas de client e-mail, pas d’éditeur de pages, etc.) : Firefox.

Firefox, à l’origine Firebird, est le navigateur de la fondation Mozilla, son produit phare. Il était, à l’origine, léger, rapide, intuitif, robuste, plein de bonnes idées… Firefox a créé de nombreuses fonctions qui ont été reprises par la suite par d’autres navigateurs, pour devenir rapidement indispensables.

The (other) empires strike back, again

Firefox était, au début des années 2000, le seul véritable concurrent d’Internet Explorer, et il lui était inifiment supérieur à bien des points de vue. Depuis 2009, cependant, une nouvelle tendance se dessine. Firefox n’est plus ce qu’il était : sa force, les extensions qui rajoutent de nombreuses fonctions, sont aussi sa faiblesse : le navigateur est devenu lourd, peu sécurisé, lent (au démarrage comme à la navigation), et mal intégré au système (Firefox fonctionne sur Windows, Mac et Linux, mais il n’est parfaitement intégré à aucun de ces systèmes, contrairement à IE pour Windows ou Safari pour Mac, par exemple).

En d’autres termes, Firefox a remplacé la «suite» Mozilla parce qu’il était plus léger, et il est aujourd’hui en passe d’être devancé par des navigateurs plus légers que lui : Chrome, Safari et Opera.

Safari, en premier lieu, est le navigateur développé par Apple. Il est basé sur un moteur de rendu créé par le monde libre (KHTML) et amélioré par Apple (le moteur est devenu «Webkit»). Safari est léger et rapide, est assez complet pour le commun des mortels. On pourra lui reprocher de rester trop «fermé», en restant réfractaire aux extensions et add-ons, mais c’est aussi un de ses avantages : il ne souffre pas de l’instabilité et des ralentissements engendrés par les extensions de Firefox.

Chrome, ensuite, est un navigateur édité par Google, sur la base d’un projet opensource (Chromium) reprenant le moteur de rendu de Safari, Webkit. C’est un navigateur ultra-minimaliste, qui privilégie la rapidité (de lancement et d’exécution) au détriment des fonctions. Chrome connaît de plus en plus de succès sur Windows, Mac et Linux, et ce succès est dû en grande partie à sa légéreté et à sa vélocité. Chrome accepte les extensions, tout comme Firefox. Il offre donc le meilleur de Firefox (fonctions) et de Safari (légèreté, rapidité, sécurité).

Opera est un navigateur développé par une société norvégienne, basé sur son propre moteur de rendu. Opera dispose de très nombreuses fonctions natives, qui réduisent le besoin de le compléter par des extensions. Malgré cela, Opera a su rester léger et rapide. Devenu gratuit depuis quelques années, après avoir été payant, Opera mérite de figurer dans la liste des meilleurs navigateurs depuis la version 10.50, qui marque une augmentation drastique de ses performances.

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Les navigateurs

InternetExplorer

Errare humanum est, vous avez pu l’utiliser, perseverare diabolicum, mais seuls les imbéciles continuent de l’utiliser après avoir été informés de ce qu’il est vraiment. IE6 a eu une influence énorme et totalement néfaste sur le Web (non respect des standards). Depuis IE7, Microsoft a décidé d’accélérer le développement de son logiciel (enfin!). Pourtant, le résultat n’est toujours pas convaincant (IE reste beaucoup plus lent et beaucoup moins sécurisé que ses concurrents).

Les plus

IE est un "passe-partout". En effet, 1) IE ne respecte pas du tout les standards du W3C (les standards du Web: la manière dont devraient être construites les pages), 2) IE est le navigateur le plus utilisé, donc 3) les développeurs Web font des pages pour IE, qui ne respectent pas les standards, et qui s'affichent mal dans les autres navigateurs qui, eux, respectent les standards...

Ceci était vrai jusqu’en 2006-2008. Désormais, la plupart des sites respectent les standards et s’affichent correctement dans tous les naviagteurs… sauf dans IE6.

IE est gratuit et a une bonne intégration à Windows.

Pour être totalement objectif, il faut admettre que IE a d’autres avantages sous Windows: il se charge très rapidement (il est déjà en mémoire : prefetched) contrairement aux autres navigateurs (Firefox…) qui mettent plusieurs dizaines de secondes sur les configurations anciennes ou légères –netbooks– (IE se lance rapidement, mais cela ne veut pas dire qu’il charge les pages plus rapidement : précisément, Firefox est beaucoup plus rapide que lui). IE supporte touts les plugins comme Flash, Shockwave, QT, WMA, Java, JS, Silverlight, Flex, les xBar et autres.

Les moins

IE est un trou béant de sécurité: avec lui, on récolte tous les virus, trojan, adds, et autres menaces le visant spécifiquement.
IE ne bloque pas les popups (enfin, avant SP2), ne supporte pas la navigation par onglets, ne complète pas les formulaires, n'a pas de gestionnaire de téléchargements, ne peut pas changer de skin...

Depuis la version 7, IE bloque les pop-ups, supporte la navigation par onglets, complète efficacement les formulaires, possède un gestionnaire de téléchargements intégré (quoi qu’imparfait).

IE ne fonctionne que sous Windows (ce qui, en définitive, est plutôt un avantage…)

Netscape

Le vénérable, qui a connu son heure de gloire, qui est mort à petit feu malgré les tentatives d’AOL de lui rendre ses lettres de noblesse (v. historique)

Mozilla/Seamonkey

La suite Mozilla a été abandonnée en 2005 par la Fondation Mozilla. Depuis l’hiver 2005, une partie des programmeurs de la MoFo ont repris le développement de la suite, sous le nom de SeaMonkey. Il n’y a pas encore de version stable. Le navigateur de SeaMonkey utilise le moteur de rendu de Firefox, il est donc aussi performant que ce dernier, mais pas plus. Le seul plus qu’il a, par rapport à Firefox, c’est qu’il s’agit d’une suite qui intègre, outre le navigateur, une logiciel d’e-mails, un carnet d’adresses, un lecteur de news, un logiciel de composition WYSIWYG de pages web. Aucun intérêt à mon sens. La raison est la suivante: un gros logiciel qui fait tout ça sera presque toujours moins performant que des logiciels indépendants. Les développeurs doivent partager leur travail entre les différents modules de la suite au lieu de se concentrer sur un en particulier, c’est logique. Pour avoir l’équivalent de la suite, en beaucoup mieux, utilisez les logiciels Mozilla Firefox, Thunderbird (e-mails), et NVU (composition de pages Web).

Firefox

Le plus complet. Fiable, passe-partout, sécurisé (avec certaines extensions), il est néanmoins devenu un peu «lourd» par rapport à ses concurrents directs, Safari, Opera et Chrome.

Les plus

Firefox a toutes les nouvelles fonctions nécessaires à un navigateur moderne. Il est léger, convivial, rapide, puissant, simple et ergonomique, en français, multiplateformes. De plus, une importante communauté développe des skins et plug-ins pour lui et vous aidera sur de très nombreux forums en cas de problème. Ses avantages sont donc: rapidité (le plus rapide de tous), puissance (des dizaines d’extensions), skin (customisable à fond), souplesse (facilité d’utilisation et extensions), rendu (beaucoups de sites passent sous Firefox et ne passent pas avec les navigateurs basés sur KHTML).

Pour les skins, allez voir Mozilla Update (en). Pour les nostalgiques, Phoenity Modern est à avoir absolument !
Pour les extensions, allez voir GeckoZone (fr), ou Mozilla Update (en).

Quelques thèmes et extensions utiles...
Thèmes
Extensions
Noia 2.0 (eXtreme) AdBlock Plus
ifox NoScript
Chromifox Basic XMarks
Chromifox Extreme Flagfox
FoxWorld SpeedDial
Phoenity (et ses déclinaisons) StumbleUpon
Phoenity Modern Mozilla Weave
myFirefox Web Of Thrust
 Silvermel & Charamel Read It Later
 Stratini ... Mozilla Prism
  PDF Download
  Fission
  Stop-or-Reload Button
  Flashgot
  Jetable.org (1)
  del.icio.us (2)
  GreasyMonkey (3)
LocationBar2
Download Helper
Personal Menu
Twitterbar

(1): S’utilise avec le service www.jetable.org
(2): Permet de gérer les signets del.icio.us
(3): Ne fait rien en soi, il s’agit d’un support pour des scripts (une extension pour gérer des extensions en quelque sorte !)
<h5>Les moins</h5> <p>Firefox est devenu trop lourd, à cause notamment des extensions et de sa mauvaise intégration au système.

Les autres de Firefox

Si vous devez utiliser Firefox, je vous conseille de le télécharger sur Mozilla Europe. Vous aurez ainsi obligatoirement 1) une version récente, 2) une version stable, 3) une version en français. Autrement dit, vous aurez la dernière version stable traduite en français.

Ailleurs, vous trouverez de nombreuses déclinaisons de Firefox, sous des noms différents. Je vous déconseille de les utiliser, car la plupart d’entre elles ne sont pas faites pour l’utilisation au quotidien. Il s’agit en général de versions de développement. Conséquences de ces versions: cela fonctionne jusqu’au jour où ça plante, et quand ça plante, ça plante pour de bon. Et ça plante souvent. Les extensions et thèmes ne fonctionnent pas tous ou fonctionnent bizarrement; certains sites peuvent être mal affichés.

Firefox: Dernière version stable US: si l’anglais ne vous fait pas peur, vous pouvez utiliser la dernière version stable US. En général, la traduction en français arrive peu après la version US, mais certains ne voudront pas attendre un mois qu’elle soit faite. Il n’y a aucun risque à utiliser une version stable US, la seule différence est la langue.

Firefox: Alpha, Bêta, RC: la première version d’un logiciel est la version «alpha». Dans une telle version, toutes les fonctions ne sont pas encore implémentées, et elles le sont au fur et à mesure des versions: alpha 1, alpha 2, etc. La version bêta contient normalement toutes les fonctions destinées à intégrer la version finale, mais avec un certain nombre de bugs. La version «Release Candidate» (RC) ne contient aucun bug connu. Elle fonctionne nomalement: si un bug est trouvé il sera corrigé, sinon, au bout d’un certain temps, le produit est finalisé. Sort alors la version stable, destinés au marché, que l’on appelle sous différents noms: «Gold» (car l’envers des CD qui contenaient de telles versions était doré), «Release», «Stable», etc. Il est conseillé d’utiliser la version stable, mais vous pouvez quand même tester les Release Candidate, en général il n’y a pas de problème. Les versions bêta ne sont pas à utiliser au quotidien, les versions alpha encore moins.

Firefox: Nightly Builds: lesnightly builds résultent de la compilation, pendant la nuit, du code source sur lequel les développeurs ont travaillé pendant la journée, et quel que soit le stade de développement en cours (alpha, bêta, RC). Attention: si le mec s’est endormi le nez sur son clavier et que le code source est rempli de «zzzzzzzzzzz», c’est ce code qui sera compilé, et la version ne fonctionnera pas (bon, j’exagère, un tel code ne serait pas compilable, et de toute façon de telles choses n’arrivent pas). Retenez quand même que les nightly builds sont des versions en travaux, ce ne sont même pas des versions «alpha» en terme de stabilité. Il ne faut pas les utiliser au quotidien, elles ne servent qu’à être testées, car vous avez une chance sur deux que tout fonctionne à la perfection, et l’autre chance que le logiciel ne se lance même pas.

Flock : c’est un dérivé de Firefox. Il utilise le même moteur que ce dernier, il affiche donc les pages Web de la même manière. Mais Flock a des fonctions en plus, notamment dans la manipulation d’images (par exemple avec Flickr) et dans le blogging. Par contre, il ne bénéficie pas de tous les skins et de toutes les extensions de Firefox. Si votre blog est tellement important, pourquoi pas, sinon restez-en à Firefox.

Opera

Opera a toutes les fonctions des navigateurs modernes. En plus, il est basé sur l'idée d'un espace de travail: une fenêtre principale avec plein de fenêtres à l'intérieur et des onglets dans ces fenêtres. Plein de volets de personnalisation de partout, plein d'icônes, des menus pleins d'options. Depuis la version 10.50, Opera est devenu beaucoup plus sobre.

Les plus

Opera possède de nombreuses fonctions. Pour autant, il reste très léger et rapide. Il est disponible gratuitement en français et sur diverses plateformes.

Les moins

Il est payant. Opera n’est plus payant, sauf en version mobile (pour téléphones). Vous pouvez donc l’avoir gratuitement sous Windows, Mac, Linux et autres Unices. A noter aussi qu’il n’est plus aussi lent depuis la version 8. Il devient même très rapide depuis la version 10.50 (plus que Firefox ! … mais moins que Chrome). L’interface admet des skins, mais elle n’est pas totalement personnalisable comme celle de Firefox.

Safari

Le petit navigateur intégré à OSX et développé par Apple. Il est beau, rapide (devant Firefox, derrière Chrome), il passe presque partout. Il est très simple, parfois trop: par exemple il bloque les pop-ups, mais on ne peut pas mettre de site en liste verte ni autoriser ponctuellement un pop-up, soit on autorise soit on interdit tout en bloc. C’est clair, on ne se complique pas la vie en configurations, mais c’est parfois un peu juste… Le gestion des bookmarks est basés sur celle de NS/Mozilla avec la barre personnelle pour un accès rapide, et les bookmarks s’affichant en plein écran (ce qui est très pratique). De plus, Safari a de petites icônes et elles sont au nombre de 4 par défaut (Précédent, Suivant, Stop/Recharger, Mettre en signets), ce qui est amplement suffisant. Pour finir, Safari intègre comme Firefox un petit champ de recherche à droite du champ d’adresses, mais contrairement à ce dernier, il ne permet pas de choisir à quel moteur de recherche on aura recours: il impose Google (On peut désormais choisir.)

Les plus

Simple, beau, rapide, moderne (toutes les fonctions nécessaires, ou presque). Il est très bien intégré au système. Idée géniale d’Apple: la barre d’adresse contient une barre de progression (bleu ou gris clair par défaut, aqua ou graphite) Tout simplement génial ! … mais supprimé sous Snow Leopard (Safari 4).

Les moins

Parfois le simple devient simpliste, et des fonctions essentielles ne sont pas présentes (voir ci-dessus au sujet des pop-ups)…
N'est disponible que sur OSX, n'est mis à jour qu'avec les nouvelles versions d'OSX. Safari est désormais disponible pour Mac et Windows (mais pas de version Linux).

MAJ: la simplicité du navigateur, qui débouche sur un terrible manque de fonctions (comme par exemple une barrière anti-pub) est compensée par des add-on ou plugins. Tous les add-on sont disponibles sur l'excellent site PimpMySafari. Trois remarques cependant: 1) les "bonnes" extensions sont payantes (Saft, SafariStand, PithHelmet), 2) ces extensions doivent être mises à jour à chaque mise à jour de Safari (c'est pénible...), 3) il y a beaucoup moins d'extensions que pour Firefox, et celles-ci sont moins complètes et plus difficiles à installer. En effet, Safari n'intégère pas de gestionnaire de plugins. Les plugins pour Safari sont pour la plupart construits autour du système SIMBL qui est, à mon goût, moins bon que celui des des extensions Firefox (XUL, etc).

Les autres de Safari

Comme pour Firefox, il y a des dérivés de Safari. Ils reprennent le moteur de rendu de Safari (KHTML/WebKit), et quelques fonctions synchronisées comme la gestion des bookmarks et le trousseau.

Shiira: pas grand chose de plus à l’horizon.

iCab: navigateur vénérable, il est désormais basé sur Webkit.

Pour les autres, moins connus (et totalement inutiles), reportez vous à cette page.

Camino

Camino se situe entre Firefox et Safari. Pour faire simple, le gros avantage de Firefox est son moteur Gecko, (ce n’est plus un avantage maintenant, mais un inconvénient : Webkit a dépassé Gecko) le gros avantage de Safari est son intégration au système (et à .Mac entre autres). Camino est aussi bien intégré au système que Safari, et il utilise le moteur de Firefox. Ce navigateur a -presque- tout pour plaire !

Les plus

Le moteur de Firefox, Gecko, et tout le bien qu’on peut en dire. Sa parfaite intégration au système. La vitesse de chargement des pages.

Les moins

Les extensions et thèmes de Firefox ne sont pas compatibles avec Camino. Vous trouverez des extensions propres à Camino sur le site nadamac.de. C’est un inconvénient, mais c’est aussi un avantage : Camino est beaucoup moins lourd sur Firefox !

OmniWeb

Omniweb est à mi-chemin entre Opera et Firefox/Safari. Il propose de nombreuses fonctions absentes de Safari, tout en restant simple et rapide. Toutefois, il n’est plus activement développé, et la communauté attend une nouvelle version depuis des années.

Les plus

Beaucoup de fonctions, rapide, simple sans être simpliste, ergonomique. Excellent produit (vraiment!).
A noter notamment 3 choses dont je ne peux plus me passer: les onglets en gros sur la gauche ou la droite de la fnêtre affichant une prévisualisation de la page en chargement (on peut les classer, les drag&drop d’une fenêtre à l’autre, etc); la possibilité de définir pour chaque site des options particulières concernant les cookies, les popups, l’affichage (taille du texte par exemple), etc; les espaces de travail ou «workspaces»: on peut créer des groupes d’onglets et les sauvegarder, de plus, si le logiciel plante, quand il redémarre il se souvient automatiquement des onglets ouverts lors de son plantage. Il y a également d’autres fonctions très utiles et intelligentes: les champs de texte des formulaires peuvent être agrandis (ils s’ouvrent en fait dans une autre fenêtre que l’on peut redimentionner à volonté); OW s’intègre parfaitement à OSX et gère notamment le trousseau d’accès (stockant mots de passe et co); le nombre d’entrées RSS non lues s’affiche sur l’icône du dock; les signets sont sauvegardés automatiquement sur .MAC ou n’importe quel autre serveur WebDAV; etc.

Les moins

Peut être un peu plus lent que Safari et Firefox, mais il faut vraiment y faire attention (MAJ: depuis la 5.1, il faut vraiment avoir un chronomètre atomique pour le voir :p). Payant (Omniweb est désormais gratuit), en anglais (Omniweb est désormais disponible en français), et pour OSX uniquement.

Amaya

Le navigateur développé par le W3C (World Wide Web Consortium: organisme chargé de définir les standards du Web). Ce n’est pas un navigateur à utiliser tous les jours. Il n’a à mon sens qu’une seule utilité: pour les développeurs web qui veulent tester la compatibilité de leurs pages avec les standards du W3C.

Les plus

Amaya est 100% compatible avec les standards. Il est gratuit et multiplateformes.

Les moins

Il ne fait rien d’autre qu’afficher des pages… comprendre: toutes les autres fonctions décrites ci-dessus sont absentes, il est lent et moche. Il est en anglais. Et puis… puisqu’il respecte scrupuleusement les standarts, et qu’aucune page Web ne les respecte vraiment, il affiche tout n’importe comment ;-))

Lynx

Il faut aimer.

Les plus

Rapide.

Les moins

Finalement, une tablette de pierre et un burin, ce serait aussi bien…

Autres

Il existe 4 grands moteurs de rendu: IE, Gecko (Firefox), KHTML/Webkit (Safari/Chrome) et Presto (Opera). Le moteur de rendu est le coeur du navigateur, c’est le système qui analyse le code source de la page web (en HTML, XML, XHTML, avec ou sans CSS, JavaScript, calques, tableaux, frames, etc…) et l’affiche à l’écran. Programmer un moteur de rendu est extrèmement difficile vu l’évolution et la complexité des standards du web. Aussi, la plupart des «petits» navigateurs reprennent le moteur de rendu d’un «grand».
Les logiciels Microsoft qui affichent du HTML (Frontpage, Outlook, etc) sont construites sur le moteur IE. Netscape, Mozilla, Firefox, Thunderbird et tous les autres dérivés (comme par exemple l’éditeur NVU pour n’en citer qu’un) sont basés sur Gecko. Les autres comme le navigateur intégré à KDE (Linux), Safari (OSX), Chrome, sont basés sur Webkit.

Autrement dit, les «petits» naviagteurs n’apportent souvent rien par rapport aux «grands», hormis des fonctions pour avancées ou «gadget».

Résumé

Conclusion à la première édition

Le plus connu est IE, qui doit sa célébrité non à sa qualité mais à son intégration forcée à Windows. C’est un vieux navigateur qui n’a pas évolué: il est tout simplement archaïque. Il fait pâle figure en terme de performances comparé aux navigateurs modernes. Plus grave: en l’utilisant vous compromettez la sécurité de votre système. Pour ces trois raisons, si vous êtes sous Windows, je vous conseille de passer à Firefox: gratuit, en français, rapide, fiable et sécurité, facile d’utilisation, c’est un navigateur presque parfait. Si vous êtes sous Linux, Firefox est également la meilleure solution. Si vous êtes sous Mac OSX, vous pouvez utiliser Firefox si vous n’aimez pas Safari. Sinon, ne vous compliquez pas la vie, Safari est parfait. Si, enfin, vous êtes sous Atari ou MO5, téléchargez et installez Lynx, puis allez au Cyber-Café ! :-))

Conclusion à la 4ème édition

Après avoir longtemps été dominé par IE, le marché des navigateurs est devenu bipôlaire avec l’arrivée de Firefox. Aujourd’hui, une nouvelle tendance se dessine : celle des navigateurs légers, simples et ultra-performants, capables d’exécuter du code JavaScript très rapidement, afin de faire fonctionner les «application du web 2.0» aussi bien que des applications natives. Safari et Google Chrome sont de ceux qui privilégient cette approche. Opera revient aussi dans la course, avec une version 10.50 très agréable à utiliser et plus rapide que jamais ! En 2010, il n’y a plus de raison d’utiliser un seul navigateur : que chacun choisisse, au gré de son humeur, entre Firefox, Opera, Safari et Chrome !

Première édition, à Paris, le 19/12/2004

Première édition corrigée le 1/01/2005

Deuxième édition le 28/12/2005

Troisième édition les 08/03/2007 et 05/10/2007

Quatrième édition le 17/03/2010

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