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Sic Itur Ad Absurdum

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16 Mai 2010

Cette semaine, c’est la protection de la vie privée et des données personnelles qui est au centre de l’actualité. Un fait divers est représentatif du faible niveau de protection de la vie privée aux États-Unis, et plus particulièrement des difficultés que peut rencontrer une personne pour accéder à un enregistrement vidéo réalisé par la police lors de son arrestation. Plus fondamentalement, le projet de loi de protection des données personnelles, déposé par le représentant démocrate du 9ème district de Virginie, Rick Boucher, est au centre d’une violente polémique. Rappelons à ce propos que le droit américain protège les données privées et confidentielles, mais pas les données publiques. Les données publiques, qu’elles permettent ou non d’identifier une personne, jouissent de la protection du 1er amendement (liberté d’expression). Le projet de loi a pour but d’instaurer une protection des données publiques permettant d’identifier une personne : il soumet à autorisation l’échange des listes de données personnelles portant sur plus de 5000 personnes et impose l’information du sujet lors de la collecte et du traitement de ses données. En Europe, de tels principes existent déjà, mais l’on constate dans les faits que les opérateurs américains du Web 2.0 ne les respectent pas forcément lorsqu’ils collectent et traitent les données des citoyens européens. Ainsi, plusieurs autorités de protection des données européennes –parmi lesquelles, la CNIL française–, avait écrit la semaine dernière une lettre à Google. La société a acquis en quelques années un monopole sur la publicité et la recherche en ligne, en Europe et aux États-Unis, ce qui rend d’autant plus importante la question de l’usage qu’elle peut faire des données des internautes. Google leur répond cette semaine, en se contentant d’affirmer qu’elle prend le problème au sérieux et en les renvoyant vers les différentes pages de son site dédiés à la protection de la vie privée et des données personnelles. Le site Facebook fait également parler de lui, avec les modifications successives de ses conditions d’utilisation (contrat liant tout utilisateur du site à la société qui l’édite) : la dernière en date est jugée inacceptable par certainsen. En France aussi, nous avons nos fait divers : un trafic de données confidentielles, impliquant plusieurs représentants des forces de l’ordre, par exemple.

L’actualité de la propriété intellectuelle, en relation avec les nouvelles technologies, n’est pas en reste. Ce sont d’abord toutes les décisions de la commission pour la copie privée qui sont potentiellement illégales. Le Conseil d’État a en effet jugé, le 11 juillet 2008, que les copies contrefaisantes ne devaient pas être prises en compte dans le calcul du montant de la taxe pour la copie privée (appliquée aux supports tels que les CD ou DVD vierges, disques durs, baladeurs, téléphones, etc.). La Commission pour la copie privée avoue cette semaine que l’ensemble de ses décisions sont «problématiques». L’application de la taxe aux supports utilisés par les professionnels à d’autres fins que la copie privée est également problématique, et c’est la Cour de justice de Luxembourg qui devrait prochainement se prononcer sur cette question.

Face à l’Hadopi qui commence à envoyer ses premiers messages de menace aux internautes, l’INRIA publie une étude dans laquelle elle insiste, d’une part, sur le fait qu’un petit groupe d’internautes est à l’origine de la mise en ligne de la plupart des contenus contrefaisants et, d’autre part, sur le manque de fiabilité des méthodes de surveillance utilisées la haute autorité française. Au Royaume-Uni, la Digital Economy Bill, récemment votée et instaurant une riposte graduée selon le modèle français et un filtrage de certains sites, est déjà menacée d’abrogation.

Toujours dans la rubrique «Contrefaçon et Téléchargement», une étude de la Business Software Alliance montre une légère baisse de la contrefaçon de logiciels en France, mais une augmentation au niveau mondial. Quoi qu’il en soit, ce n’est plus LimeWire, qui vient de perdre son procès contre la RIAA, aux États-Unis, qu’utilisent aujourd’hui les internautes.

L’actualité technologie reste centrée, cette semaine, sur Flash et les deux grands combat du moment : entre Apple et Adobe, entre le standard HTML5 et les solutions propriétaires. Adobe aime Apple ou plutôt, fait contre mauvaise fortune bon coeur, après avoir perdu une première bataille (… qu’en sera-t-il de la guerre ?). Google, tout au contraire, semble de mieux en mieux réussir sur le marché des systèmes d’exploitation (basés sur Linux), avec la forte progression d’Android aux États-Unis.

Orange et SFR ont dévoilé leurs forfaits 3G pour iPad. Ceux-ci (particulièrement ceux d’Orange) font l’objet de multiples critiques. En particulier, les différences de prix des forfaits Orange entre les plusieurs pays européens sont totalement injustifiables eu égard au pouvoir d’achat des consommateurs de ces pays. Plus généralement, les prix pratiqués par Orange (39 € par mois pour 2 GO) sont prohibitifs en comparaison de ceux pratiqués aux États-Unis par AT&T (30 $ par mois pour un volume de données illimité). Le marché français de la 3G semble manquer cruellement de concurrence…

Pour finir, on signalera l’excellente analyse d’Ubuntu 10.04en réalisée par Ars Technica.

• 848 mots • #Internet #téléchargement #propriété intellectuelle #Google #vie privée #données personnelles #Apple #blog #linux
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9 Mai 2010

Le traité ACTA continue à faire parler de luien et, tandis que le Conseil de l’UE assure que l’acquis communautaire ne sera pas remis en cause, il ne garantit pas la transparence des futures négociations. L’UE demande toutefois au Canada de soutenir sa demande visant à poursuivre les négociations sous l’égide de l’OMPI.

D’autres événements relatifs à l’application du droit de la propriété intellectuelle sur Internet sont à signaler. D’abord, le 4 mai était la Journée mondiale contre les DRM, organisée par la FSF en réponse à la Journée mondiale de la Propriété Intellectuelle organisée peu avant par l’OMPI. Ensuite, l’on apprend que la Suisse n’appliquera pas automatiquement de taxe pour la rémunération de la copie privée à l’iPad d’Apple, contrairement à la France. Enfin, l’Hadopi fait reparler d’elle : le décret dressant la liste des informations que les ayants-droit et les intermédiaires doivent fournir à la Haute autorité est attaqué devant le Conseil d’État sur le fondement d’un vice de forme (l’ARCEP n’aurait pas été consultée, alors que la loi prévoit que sa consultation est obligatoire). Dans le même temps, l’adresse IP se révèle, comme il avait été annoncé, un indicateur peu fiable de l’identité de l’internaute, et un site propose d’envoyer à ses contacts des faux e-mails Hadopi.

La protection de la vie privée en ligne reste également au coeur de l’actualité de cette semaine. L’EFF montre, dans un article très intéressant, l’évolution des conditions d’utilisation de Facebook de 2005 à 2010en (traduction française), alors que plus de la moitié des utilisateurs du réseau social s’en méfient. L’Allemagne ouvre par ailleurs une enquête sur la possibilité qu’offre Facebook d’identifier les personnes représentées sur les photographies mises en ligne. Dans le même pays, Googlerepousse la sortie de Street View. Aux États-Unis, c’est un coup dur pour l’opérateur : après Yale, c’est l’université de Californie qui abandonne Gmail, qui est jugé trop peu protecteur de la vie privée des utilisateurs.

Alors que le lancement l’iPad aux États-Unis est un succès, la FTC s’intéresse à Apple. Au centre de l’enquête, la fameuse clause 3.3.1 liant les développeurs d’application pour iPhone/iPad à Apple. On sait que le but de cette clause est d’empêcher l’utilisation de solutions intégrées de développement qui échappent au contrôle d’Apple, comme Flash. A ce propos, c’est Opera qui, cette semaine, s’insère dans le débat.

• 407 mots • #Internet #propriété intellectuelle #Google #vie privée #Apple #international
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2 Mai 2010

Cette semaine, on reparle du traité ACTA et de ses conséquences en France. Faut-il vraiment étendre le système « notice and takedown » au monde entier ? Parfois, on se dit que l’importance du droit d’auteur est proportionnelle à l’argent que ce droit rapporteen. Et ce n’est pas le gouvernement français qui démentira. Certains députés semblent toutefois s’inquiéter des « salaires pharaoniques des dirigeants de la Sacem », tandis que d’autres proposent une licence globale, pour plus de justice et dans l’intérêt du plus grand nombre. Cela serait préférable à une approche répressive dont les effets sont incertains. Une partie de la doctrine propose quant à elle un « European Copyright Code », pendant que le ministre est interrogé sur l’outils anti-Hadopi, SeedFuck.

L’avenir est peut être dans les bien communs. Toujours est-il qu’un changement profond dans la politique répressive serait souhaitable : laisser les internautes qui téléchargent tranquilles, et s’en prendre aux uploaders ou à ceux qui font de l’argent grâce à la contrefaçon. Mais il est vrai que, comme la loi LOPPSI, les mesures nécessaires présenteraient un grand danger pour la vie privée.

La protection de la vie privée sur Internet devient un problème de plus en plus important, comme l’illustre une proposition de loi aux États-Unis. On se demande d’ailleurs pourquoi l’impact de la protection de la vie privée sur la sécurité du réseau serait dans ce pays une information classée secret défense. Mais l’on ne peut ignorer que certains innovations sont à double-tranchant pour les internautes : bénéfice immédiat, conséquences plus incertaines sur le long terme.

Google défend la neutralité du Net, mais ne voit pas d’un bon oeilen qu’on lui demande de s’appliquer ce principe. Il s’agit pourtant d’une question importante, qui peut se rattacher aux droits fondamentaux.

La neutralité, c’est l’accès, mais c’est aussi le contenu. Ainsi, la guerre des supports de vidéo continue. Steve Jobs, patron du premier fabricant américain de téléphones mobiles, explique les raisons de l’absence de Flash sur l’iPad. Adobe répond à Jobs, mais peine à convaincre : Microsoft semble, une fois n’est pas coutume, rejoindre Apple contre Flash et pour le standard ouvert HTML5. Finalement, Adobe abandonne la partie, pour ce qui est de l’iPad du moins. C’est que l’appareil mobile d’Apple est un véritable succès. Il arrive cette semaine aux États-Unis dans sa version 3G, tandis que l’on apprend que sa distribution en France ne sera pas réservée aux opérateurs de téléphonie.

Et pour finir, l’on ne saurait passer sur la sortie, le 29 avril, de la dernière version d’Ubuntu, Lucid Lynx, une distribution stable avec une toute nouvelle interface.

• 466 mots • #Internet #neutralité #Google #vie privée #Apple #blog #linux
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1 Mai 2010

L'interface d'Ubuntu 10.04, « Lucid Lynx », copierait celle de Mac OS X. C'est ce qu'on peut lire, dans plusieurs langues, sur de nombreux forums et blogs dédiés à Linux. La plupart des personnes qui avancent cette idée le font pour dénoncer ce qui leur apparaît comme une mauvaise décision de Canonical, l'entreprise qui produit Ubuntu. Copier Mac OS X serait, selon eux, refuser d'innover et s'éloigner de l'esprit de Linux, des précédentes versions d'Ubuntu et du monde libre. Voyons ce qu'il en est. • 1209 mots • #Mac #Informatique #Graphisme #Linux
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25 Avr 2010

Cette semaine, le HTML 5 est à l’honneur. On parle ici et de l’attribut « contenteditable », tandis que d’autres parlent et reparlent de l’insertion de vidéos sans Flashes ; et Google de défendre Theora. Flash, parlons-en. Apple, qui fait ce trimestre des bénéfices record grâce à l’iPhone, annonce qu’elle préfère utiliser des standards que des formats propriétaires et Adobe abandonne son SDK Flash pour iPad/iPhone. Mais, pas rancunière, la société annonce tout de même qu’elle utilisera les API Appleen pour accélérer Flash sur Mac. Apple, qui sort une bêta 2 de l’iPhone OS 4, serait selon une certaine rumeur, rapidement démentie, intéressée par le rachat d’ARM.

Dans le monde du libre, l’actualité est aussi intéressante, cette semaine. Microsoft annonce son soutien au Web Open Formaten, adopté par le W3C, tandis que d’autres s’intéressent à la différence entre les notions de « logiciel libre » et de « logiciel open source » ou expliquent comment éviter les principaux écueils de l’open source. D’autres parlent du « Web 3.0 ». L’Europe insiste sur l’importance de l’interopérabilité et dévoile un plan quinquennal sur la sécurité tandis que d’autres, que Socrate aurait probablement traité de sophistes, censurent et s’en défendent, ou verrouillent leurs logiciels avec des DRM, sans grand succès. Les chercheurs anglais, d’ailleurs, sont interdits de sophisme : les données de leurs travaux doivent être mises à disposition du publicen. La « guerre des Box » fournit une autre illustration : Free, qui n’est pas si « free » que cela, utilise des morceaux de code sous licence GPL, sans sa Box propriétaire, mais se défend en soutenant que la licence GPL ne s’applique qu’aux transferts de logiciels et que la Box reste la propriété de Free même lorsqu’elle est en la possession de l’internaute. A l’inverse, SFR publie le code source de sa Box. La Maison Blanche est du bon côté : elle rend disponible le code OpenSource de son siteen. Signalons un autre événement d’importance dans le monde du libre : Ubuntu entame sa dernière ligne droiteen avant la sortie de la version LTS « Lucid Lynx ».

Et l’on reparle de propriété intellectuelle avec la victoire de Microsoft, en Chine, contre des contrefacteurs chinois et, bien entendu, avec les accords ACTA faisant pour la première fois l’objet d’une publication officielle, qui n’indique plus la position de chaque partie, grâce à la mobilisation de longue date de certains députés européens contre le secret des négociations. Mais la transparence ne légitime rien et le texte est toujours vu par beaucoup comme étant mauvais et liberticideen. En France, la Commission pour la Copie Privée taxe l’iPad qui annonce déjà un gros succès commercial. De même pour l’iPhone 4G, vu le bruit que fait la « découverte » d’un prototype (perdu ?) dans un bar californien.

Google publie une liste des pays qui lui demandent de censurer des contenus (la France en 5ème place), avec l’approbation du Conseil de l’Europe, mais se fait dans le même temps rappeler à l’ordre par la CNIL et quelques une de ses homologues sur certaines pratiques jugées attentatoires à la vie privée. Cela ne semble pas trop inquiéter l’opérateur, qui se prépare à filmer à l’intérieur des magasins. L’inquiétude, quand à la protection de ses données « dans le nuage » devient de plus en plus légitime, d’autant que Google rejette en bloc une approche « opt-in »en, et que des grands acteurs du Web 2.0 et de l’informatique personnelle et professionnelle s’associent et partagent des données. En France, la CNIL, qui offre de nouvelles téléprocédures est saisie de demandes d’autorisation de collecte d’adresses IP dans le cadre de la loi HADOPI (mais attention : le « chasseur » peut aussi être « chassé »es !) et valide un fichier d’identification par empreinte digitale dans le cadre médical. Dans le même temps, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNCDH) fustige la LOPPSI et certains critiquent le projet du gouvernement de créer un « droit à l’oubli ». Alors, doit-on se protéger en installant un serveur DNS « menteur » ou en utilisant le réseau TOR qui débarque sur Android ? Ou faut-il « désintoxiquer » les jeunes américains devenus dépendants des réseaux sociaux ?

Du côté des opérateurs du Web 2.0, l’incertitude continue : Sedo, site de courtage de noms de domaine, est qualifié d’éditeur, tandis que Facebook semble devoir bénéficier du régime de responsabilité des hébergeurs.

Insolite et inquiétant à la fois, un logiciel d’IBM « prédit » les crimes, ou plutôt calcule les risques de récidive en fonction des données personnelles des sujets ; ce logiciel est déjà en test en Floride et en Grande-Bretagne.

Michel Onfray n’aime pas les blogs, ou plutôt les commentaires des internautes qu’il considère comme l’équivalent des « littératures vespasiennes d’hier ». Cette philosophie-là est bien dogmatique –on l’avait déjà reproché à d’autres. Heureusement que tous ne partagent pas cet avises. On lui répondra qu’il devrait se renseigner « in situ » avant de dénigrer : peut-être constaterait-il que le niveau des commentaires dépend du niveau des lecteurs réguliers, qui dépend à son tour en grande partie du niveau de l’auteur du blog. Bref, tout n’est pas de bas niveau dans le caniveau ;-)

Pour conclure, un petit clin d’oeil à la presse papier et plus particulièrement à Science&Vie Micro (SVM) qui, après des années à informer ses lecteurs sur l’actualité informatique par des article de grande qualité, ne sera plus publié. Dans le genre « vintage », on pourra aussi célébrer les 17 ans de Mosaicen.

• 1001 mots • #Internet #P2P #propriété intellectuelle #commerce électronique #responsabilité #Google #vie privée #données personnelles #Apple #blog #open source #libre #linux #international
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19 Avr 2010

L'HyperText Markup Language, ou HTML, est le langage permettant de décrire la composition des pages Web que le navigateur interprète afin d'afficher le contenu à l'écran. Les spécifications de ce langage sont établies par le World Wide Web Consortium (W3C). La cinquième version du HTML, en cours d'élaboration, est déjà partiellement intégrée à la plupart des navigateurs modernes. La balise <video> a monopolisé l'attention pendant un temps, mais l'HTML 5 offre d'autres nouveautés, dont le très important attribut contenteditable. • 1339 mots • #Internet #programmation #Web
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18 Avr 2010

Aux États-Unis, la Cour d’appel de Columbia donne raison au fournisseur d’accès Comcast, dans un litige l’opposant à l’autorité américaine de régulation des télécoms, la FCC. Comcast avait réduit la bande passante allouée au protocole BitTorrent, afin de privilégier ses abonnés n’utilisant que le Web. La FCC avait invoqué le principe de neutralité du Net afin de sanctionner Comcast. La Cour ne se prononce pas directement sur le principe de neutralité du Net, mais elle estime que la FCC n’avait pas compétence pour imposer à Comcast des décisions relevant de l’organisation de son réseau.

En France aussi, le principe de neutralité du Net est au coeur des débats. C’est d’abord un colloque organisé par l’ARCEP qui soulève la question de l’opportunité de légiférer pour garantir ou limiter la neutralité du Net. Le gouvernement demande l’avis des internautes et lance un nouveau site (dont on espère qu’il ne sera pas complètement vérolé) qui s’intéresse notamment à la question de plus en plus discutée du droit à l’oubli. Dans le même temps, certains réclament une « police internationale d’Internet ».

Cette police pourrait bien venir des accords ACTA, qui se poursuivent en Nouvelle Zélande dans la plus grande opacité, jusqu’à ce que le Parlement européen accepte de lever le secret, le 21 avril. Cela devrait réjouir les bibliothécaires. Pour autant, le problème de fond du partage d’oeuvres sur Internet reste bien présent. Les ayants-droit continuent de surveiller le réseau eDonkey/eMule, alors qu’il est constant que ce réseau a été abandonné depuis longtemps au profit des blogs ou des forums fournissant des liens direct vers des fichiers hébergés par des sites de téléchargement direct. Dommage que l’Irlande, pas plus que la France, n’ait compris cela. Mais les internautes ripostent, notamment par un logiciel destiné à parasiter les relevés d’adresses IP. On comprend d’ailleurs, en voyant les prélèvements réalisés par la SACEM sur les plateformes légales, que certains, comme le chanteur d’Oasis Liam Gallagher, disent aux artistes se plaignant du téléchargement illicite « don’t look back in anger ».

Certains voudraient utiliser la loi HADOPI afin de renforcer la sécurité juridique du système de responsabilité applicable aux hébergeurs. Les hébergeurs sont en effet sur la sellette. Ou du moins, ceux qui prétendent au bénéfice du régime spécial de responsabilité de la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique du 21 juin 2004. La Cour de cassation s’est de nouveau prononcée sur la question, par deux arrêts de la Chambre criminelle (n°09-81064 et n°08-86301), qui rejoignent l’arrêt Tiscali rendu par la première chambre civile le 14 janvier dernier. On se souviendra que la CJCE, saisie de la question, avait renvoyé la balle aux juridictions nationales.

Pendant ce temps, Google devient de plus en plus puissant et réalise près de 2 milliards de dollars de bénéfice sur un trimestre, jusqu’à déranger les FAI qui voudraient bien externaliser les coûts en bande passante générés par les services de Google. C’est que le déploiement de la fibre optique coûte cher, et cela se ressent sur les tarifs présentés par Orange cette semaine. Alors, faut-il craindre Google ? Et son futur système d’exploitation ? Heureusement, certains proposent des solutions afin de mieux préserver sa vie privée sur Internet.

L’autre géant du moment, Apple, se prépare à dévoiler l’iPhone version 4, tout en pratiquant une politique de validation des application, sur l’iTunes Store, plutôt contestable.

Et pour conclure, la NASA publie des photos satellite du volcan Eyjafjöll dont l’éruption paralyse actuellement le trafic aérien en Europe.

• 611 mots • #Internet #neutralité #téléchargement #P2P #propriété intellectuelle #commerce électronique #responsabilité #Google #vie privée #données personnelles #Apple