Rien de vraiment nouveau, cette semaine, dans l’actualité des nouvelles technologies. C’est l’occasion de revenir sur certains sujets déjà abordés dans le passé et d’en constater l’évolution.

Filtrage

Le filtrage, thème récurrent dans cette revue d’actualité, a un peu progressé aux États-Unis et en France. On le sait, les deux pays filtrent les sites de jeux en ligne, principalement de poker, lorsqu’ils permettent aux joueurs locaux de participer à des parties, sans être se mettre en conformité avec la loi locale. Les autorités américaines ont adopté une approche très offensive en recherchant le déréférencement des noms de domaine, tandis que la loi française, elle, permet leur filtrage.

L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) a émis, cette semaine, trois nouvelles demandes de filtrage de sites permettant la participation des joueurs français. L’un de ces trois sites est hébergé en France, ce qui rend son retrait plus facile que son filtrage. Mais le site et son hébergeur résistent, et ce sera au juge de trancher le litige. Affaire à suivre.

Le thème du filtrage revient aussi à propos de la protection des droits de propriété intellectuelle, et plus précisément dans le système Hadopi. La haute autorité a publié mercredi un nouveau projet de spécifications techniques des moyens de sécurisation de l’accès à Internet (rappelons au passage que, dans le système Hadopi, ce n’est pas le téléchargement ou la contrefaçon qui sont sanctionnés, mais le défaut de sécurisation de l’accès à Internet qui rend la contrefaçon possible). Ce projet propose de placer un logiciel de surveillance et de filtrage au sein des “box” ADSL. On ne reviendra pas sur l’atteinte à la vie privée des internautes, qui est évidente.

En Italie, une décision de justice a ordonné le filtrage du site BTJunkie par les FAI locaux. Cela confirme que la tendance au filtrage s’étend de plus en plus dans le monde, y compris dans les démocraties occidentales.

Données personnelles

Google Street View ne cesse de faire polémique. Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises et nous y revenons, cette semaine. Google risque une forte amende aux Pays-Bas, et la justice belge a été saisie par l’homologue belge de la CNIL.

Le géant américain Yahoo a, quant à lui, décidé de conserver les données de connexion des internautes pendant 18 mois. La société avait, il y a quelques années, décidé de ne conserver les données que pendant 3 mois, afin de préserver la vie privée des internautes. Elle justifie le passage à une durée de rétention de 18 mois par des raisons tenant à l’amélioration de son moteur de recherche. Une durée plus longue de rétention des données permettrait à Yahoo d’innover (on comprend donc : les données ne sont pas seulement conservées, elles subissent aussi un traitement) et de se maintenir au niveau de la concurrence. Yahoo risque un conflit avec les autorités européennes de protection des données, celles-ci ayant recommandé une durée maximale de rétention de 6 mois. Précisons toutefois que le droit européen (la directive “data retention” de 2006) permet aux États membres de définir une durée légale de conservation des données comprise entre 6 mois et 2 ans ; Yahoo pourrait donc violer la loi de certains États membres tout en se conformant à la loi d’autres pays européens. Là aussi, c’est une affaire à suivre.

Apple se retrouve également, cette semaine, au centre d’une polémique liée au respect de la vie privée de ses clients. Les terminaux mobiles Apple dotés d’un GPS (iPhone, iPad) stockent dans un fichier non chiffré l’historique de localisation. On en a beaucoup entendu parler dans la presse, et beaucoup d’erreurs ont été commises. Alors, rétablissons la vérité. D’abord, les données ne sont pas directement accessibles depuis l’appareil. Y accéder depuis l’appareil n’est pas aisé, ce n’est pas à la portée du premier venu. Ensuite, les données sont accessibles sur l’ordinateur avec lequel l’appareil est synchronisé, sous deux conditions : 1) il doit y avoir, sur cet ordinateur, une sauvegarde du système de l’appareil (iTunes la réalise automatiquement, mais il est possible de la supprimer manuellement) ; 2) cette sauvegarde ne doit pas être chiffrée (iTunes permet, en cochant une simple case, de chiffrer la sauvegarde). Enfin, il s’agit d’un historique lié au système d’exploitation de l’appareil ; il suffit donc, pour le supprimer, de réinitialiser l’appareil (sans restaurer la sauvegarde locale, bien entendu). Cela étant dit, les données peuvent être exploitées en installant un petit logiciel qui se charge de récupérer le fichier d’historique et d’afficher les coordonnées stockées dans ce fichier sur une carte. Notons bien –c’est important– que ces données-là ne sont pas conservées ou traitées par Apple : elles sont simplement stockées sur l’appareil et dans la sauvegarde locale. Le meilleur moyen de prévenir les abus est donc de chiffrer la sauvegarde.

Rien de vraiment nouveau, cette semaine, dans l’actualité des nouvelles technologies. C’est l’occasion de revenir sur certains sujets déjà abordés dans le passé et d’en constater l’évolution.

Filtrage

Le filtrage, thème récurrent dans cette revue d’actualité, a un peu progressé aux États-Unis et en France. On le sait, les deux pays filtrent les sites de jeux en ligne, principalement de poker, lorsqu’ils permettent aux joueurs locaux de participer à des parties, sans être se mettre en conformité avec la loi locale. Les autorités américaines ont adopté une approche très offensive en recherchant le déréférencement des noms de domaine, tandis que la loi française, elle, permet leur filtrage.

L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) a émis, cette semaine, trois nouvelles demandes de filtrage de sites permettant la participation des joueurs français. L’un de ces trois sites est hébergé en France, ce qui rend son retrait plus facile que son filtrage. Mais le site et son hébergeur résistent, et ce sera au juge de trancher le litige. Affaire à suivre.

Le thème du filtrage revient aussi à propos de la protection des droits de propriété intellectuelle, et plus précisément dans le système Hadopi. La haute autorité a publié mercredi un nouveau projet de spécifications techniques des moyens de sécurisation de l’accès à Internet (rappelons au passage que, dans le système Hadopi, ce n’est pas le téléchargement ou la contrefaçon qui sont sanctionnés, mais le défaut de sécurisation de l’accès à Internet qui rend la contrefaçon possible). Ce projet propose de placer un logiciel de surveillance et de filtrage au sein des “box” ADSL. On ne reviendra pas sur l’atteinte à la vie privée des internautes, qui est évidente.

En Italie, une décision de justice a ordonné le filtrage du site BTJunkie par les FAI locaux. Cela confirme que la tendance au filtrage s’étend de plus en plus dans le monde, y compris dans les démocraties occidentales.

Données personnelles

Google Street View ne cesse de faire polémique. Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises et nous y revenons, cette semaine. Google risque une forte amende aux Pays-Bas, et la justice belge a été saisie par l’homologue belge de la CNIL.

Le géant américain Yahoo a, quant à lui, décidé de conserver les données de connexion des internautes pendant 18 mois. La société avait, il y a quelques années, décidé de ne conserver les données que pendant 3 mois, afin de préserver la vie privée des internautes. Elle justifie le passage à une durée de rétention de 18 mois par des raisons tenant à l’amélioration de son moteur de recherche. Une durée plus longue de rétention des données permettrait à Yahoo d’innover (on comprend donc : les données ne sont pas seulement conservées, elles subissent aussi un traitement) et de se maintenir au niveau de la concurrence. Yahoo risque un conflit avec les autorités européennes de protection des données, celles-ci ayant recommandé une durée maximale de rétention de 6 mois. Précisons toutefois que le droit européen (la directive “data retention” de 2006) permet aux États membres de définir une durée légale de conservation des données comprise entre 6 mois et 2 ans ; Yahoo pourrait donc violer la loi de certains États membres tout en se conformant à la loi d’autres pays européens. Là aussi, c’est une affaire à suivre.

Apple se retrouve également, cette semaine, au centre d’une polémique liée au respect de la vie privée de ses clients. Les terminaux mobiles Apple dotés d’un GPS (iPhone, iPad) stockent dans un fichier non chiffré l’historique de localisation. On en a beaucoup entendu parler dans la presse, et beaucoup d’erreurs ont été commises. Alors, rétablissons la vérité. D’abord, les données ne sont pas directement accessibles depuis l’appareil. Y accéder depuis l’appareil n’est pas aisé, ce n’est pas à la portée du premier venu. Ensuite, les données sont accessibles sur l’ordinateur avec lequel l’appareil est synchronisé, sous deux conditions : 1) il doit y avoir, sur cet ordinateur, une sauvegarde du système de l’appareil (iTunes la réalise automatiquement, mais il est possible de la supprimer manuellement) ; 2) cette sauvegarde ne doit pas être chiffrée (iTunes permet, en cochant une simple case, de chiffrer la sauvegarde). Enfin, il s’agit d’un historique lié au système d’exploitation de l’appareil ; il suffit donc, pour le supprimer, de réinitialiser l’appareil (sans restaurer la sauvegarde locale, bien entendu). Cela étant dit, les données peuvent être exploitées en installant un petit logiciel qui se charge de récupérer le fichier d’historique et d’afficher les coordonnées stockées dans ce fichier sur une carte. Notons bien –c’est important– que ces données-là ne sont pas conservées ou traitées par Apple : elles sont simplement stockées sur l’appareil et dans la sauvegarde locale. Le meilleur moyen de prévenir les abus est donc de chiffrer la sauvegarde.