Vous connaissez tous le P2P, qui signifie “Peer-to-peer” ou “de pair à pair” en français. Grâce au P2P vous pouvez vous connecter à un réseau sur lequel vous rejoignez des millions d’internautes. Les fichiers de toutes les personnes au réseau étant mis en partage, ils ne vous reste plus qu’à lancer votre recherche et à choisir ce que vous voulez télécharger. Vous piochez chez eux, ils piochent chez vous. C’est le prinipe du vénérable Napster qui fut à l’origine de la création - du P2P… - et de bon nombre de ses successeurs (tels que Kazaa, LimeWire, eDonkey/eMule, etc.).

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, le P2P dérange les majors, maisons de disque et producteurs de cinéma. Cela génère en effet un important manque à gagner pour eux: tout ce qui est téléchargé gratuitement n’est pas acheté. C’est comme ça que se distribuent les MP3 et autres DivX. Les majors ont donc fait tout ce qui était en leur pouvoir pour détruire le P2P (voir les nombreux article à ce sujet dans la section Internet de ce blog).

Dans certains cas, leurs actions ont été efficaces. C’est le cas des architectures Napster: un serveur centralise les connexions entre les différents pairs, il suffit de fermer le serveur pour faire tomber tout le réseau. Dans d’autres cas, les majors n’ont aucun moyen de nuire au réseau: c’est le cas des réseaux dits “décentralisés” qui ne reposent pas sur un serveur central (en fait, chaque pair fait office de mini-serveur).

Mais si les réseaux centralisés et décentralisés sont très différents de par leurs modes de fonctionnement, ils ont en commun que leur utilisation est, au regard de la loi française, illégale. C’est sur ce point, très important, qu’il ne faut pas faire de confusion. La législation française permet de télécharger (ce qui a été confirmé par un arrêt de la Cour d'appel de Montpellier du 10 mars 2005, en attendant confirmation ou infirmation de la Cour de Cassation), mais pas d'uploader. [Mise-à-jour : l’arrêt de la Cour de Montpellier a été cassé par la Cour régulatrice qui a jugé que la contrefaçon est constituée tant par l’upload que par le download.] Comme je l’ai expliqué ci-dessus, le principe même est que tout le monde pioche chez tout le monde. Vous téléchargez quand le fichier vient de chez quelqu’un d’autre et va vers chez vous, et vous uploadez lorsque le fichier part de chez vous et va vers quelqu’un d’autre.

Le téléchargement est donc parfaitement légal. Ce qui ne l'est pas est le partage des fichiers. [Les deux procédés sont sont placés à la même enseigne] Or, pour que les réseaux de P2P fonctionnent, il faut que tout le monde partage (sinon plus de sources, plus de téléchargements). La plupart des clients (logiciels utilisés pour accéder aux réseaux) ne permettent même pas de désactiver l’envoi.


Au vu des dernières évolutions de la jurisprudence et de la loi, il est nécessaire d’indiquer à ce stade que le téléchargement d’oeuvres contrefaisantes sur Usenet est un délit, de la même manière que le téléchargement illicite sur les réseaux P2P. La même solution s’applique également au téléchargement direct HTTP (MegaUpload, Rapidshare, etc.) et au streaming, même si la dernière loi répressive (HADOPI) ne vise que les réseaux P2P. Le reste de l’article demeure toutefois valable : il existe des contenus libres de droits sur Usenet, qui peuvent être téléchargés sans commettre de délit de contrefaçon.

Une alternative au P2P: Usenet

Il s’agit donc d’un cercle vicieux: pour que le P2P existe, il doit être illégal. C’est pourquoi il est préférable de se tourner vers une autre solution de téléchargement (qui n’est plus du P2P) parfaitement légale: les newsgroups. Les newsgroups présentent 2 avantages majeurs: 1) leur utilisation est légale, 2) la vitesse de téléchargement est constante et égale au maximum de votre bande passante. Pour le dire d’une autre manière: avec eMule vous mettrez 48 heures pour télécharger illégalement un film, alors qu’avec Usenet vous mettrez 2 heures pour télécharger ce même film en toute légalité.

Le seul point noir est que l’accès à Usenet n’est, pour la plupart d’entre nous, pas gratuit. Les heureux abonnés à Free auront accès aux groupes binaires (ceux qui contiennent les fichiers à télécharger), alors que les abonnées de tous les autres fournisseurs d’accès internet français devront souscrire un abonnement auprès d’une société tierce offrant un accès aux newsgroups. Je vous recommande à ce sujet Newshosting, téléchargements illimités pour 15 euro / mois, approximativement.

Le principe d’Usenet est le suivant: une personne envoie un fichier à son serveur d’accès Usenet. Le serveur transfère ce fichier à tous les autres serveurs dans le monde. Il devient possible de télécharger le fichier directement depuis le serveur. Cela explique les vitesses de télélchargement halucinantes. Là où le P2P fait d’utilisateur à utilisateur (les founisseurs d’accès limitent bien evidemment le vitesse d’upload au maximum), Usenet met en relation le client directement avec son serveur.

Il est important d’expliquer à ce propos le principe de rétention. Puisque les fichiers sont stockés sur les serveurs et que l’espace disque de ces serveurs n’est pas illimité, tous les fichiers vieux de plus de X jours sont effacés. Le X représente le taux de rétention. Plus le taux de rétention est élevé plus vous aurez accès à des vieux fichiers. Le taux de rétention moyen se situe entre 1 et 2 semaines. Ne choisissez pas un founisseur d’accès aux newsgroups qui offre un taux de rétention inférieur à une semaine.

Utilisation des newsgroups

Après avoir pris un abonnement, vous devez trouver un logiciel pour accéder aux newsgroups. Pour PC, je vous conseille GrabIt ou NewsBin Pro, et pour Mac Unison (celui que l’utilise) ou Hogwasher. la configuration de ces outils est relativement simple, je n’en parlerai donc pas ici. Cependant, si vous avez des problèmes, vous pourrez obtenir des informations dans cet article sur Ratiatum.

Une fois votre client installé et configuré, choisissez un groupe et ouvrez le. Vous pouvez par exemple commencer par alt.binaries.divx.french ou alt.binaries.movies.divx.france.

Les fichers seront automatiquement regroupés par votre logiciel qui les présentera de cette manière:


Liste des fichiers

Double cliquez sur l’archive, et le téléchargement commencera. Vous verrez, le débit est énorme ! Dans l’exemple ci-dessous, j’ai 4 connexions actives. En effet, les fournisseurs d’accès aux newsgroups limitent le nombre de connexions actives simultanément. Pour Newshosting, pas plus de 4 à la fois (ce qui est très largement suffisant).


Téléchargement

Vous avez sans doute remarqué que les fichiers ne portent pas l’extension AVI (pour les DivX) ou MP3. C’est en effet un problème avec Usenet: les fichiers sont découpés en plusieurs fichiers plus petits et compressés. Vous téléchargez tous ces petits fichiers, et un logiciel les assemble pour vous, de manière à obtenir le gros fichier original (split ‘n merge). Mais des parties de ces petits fichiers peuvent se perdre en route, ne jamais arriver jusqu’à vous… et c’est bien bête d’obtenir un fichier de 3 GO corrompu -et donc inutilisable- parce qu’il lui manque 1 MO de données ! Des outils ont donc été créés pour remédier à ce problème.

Pour résumer, une fois les fichiers téléchargés:

  • Vérification de leur intégrité, et réparation le cas échéant. Utilisez pour cela QuickPar pour PC, et MacPar pour Mac.
  • Décompression des archives et extraction des données. Utilisez pour cela WinRar pour PC, le logiciel MacPar pour Mac intégrant déjà un moteur de décompression RAR.

</p>


MacPar en action: vérification de l'intégrité des fichiers

macpar


MacPar en action: reconstruction du fichier original à partir des archives

macpar

Vous connaissez tous le P2P, qui signifie “Peer-to-peer” ou “de pair à pair” en français. Grâce au P2P vous pouvez vous connecter à un réseau sur lequel vous rejoignez des millions d’internautes. Les fichiers de toutes les personnes au réseau étant mis en partage, ils ne vous reste plus qu’à lancer votre recherche et à choisir ce que vous voulez télécharger. Vous piochez chez eux, ils piochent chez vous. C’est le prinipe du vénérable Napster qui fut à l’origine de la création - du P2P… - et de bon nombre de ses successeurs (tels que Kazaa, LimeWire, eDonkey/eMule, etc.).

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, le P2P dérange les majors, maisons de disque et producteurs de cinéma. Cela génère en effet un important manque à gagner pour eux: tout ce qui est téléchargé gratuitement n’est pas acheté. C’est comme ça que se distribuent les MP3 et autres DivX. Les majors ont donc fait tout ce qui était en leur pouvoir pour détruire le P2P (voir les nombreux article à ce sujet dans la section Internet de ce blog).

Dans certains cas, leurs actions ont été efficaces. C’est le cas des architectures Napster: un serveur centralise les connexions entre les différents pairs, il suffit de fermer le serveur pour faire tomber tout le réseau. Dans d’autres cas, les majors n’ont aucun moyen de nuire au réseau: c’est le cas des réseaux dits “décentralisés” qui ne reposent pas sur un serveur central (en fait, chaque pair fait office de mini-serveur).

Mais si les réseaux centralisés et décentralisés sont très différents de par leurs modes de fonctionnement, ils ont en commun que leur utilisation est, au regard de la loi française, illégale. C’est sur ce point, très important, qu’il ne faut pas faire de confusion. La législation française permet de télécharger (ce qui a été confirmé par un arrêt de la Cour d'appel de Montpellier du 10 mars 2005, en attendant confirmation ou infirmation de la Cour de Cassation), mais pas d'uploader. [Mise-à-jour : l’arrêt de la Cour de Montpellier a été cassé par la Cour régulatrice qui a jugé que la contrefaçon est constituée tant par l’upload que par le download.] Comme je l’ai expliqué ci-dessus, le principe même est que tout le monde pioche chez tout le monde. Vous téléchargez quand le fichier vient de chez quelqu’un d’autre et va vers chez vous, et vous uploadez lorsque le fichier part de chez vous et va vers quelqu’un d’autre.

Le téléchargement est donc parfaitement légal. Ce qui ne l'est pas est le partage des fichiers. [Les deux procédés sont sont placés à la même enseigne] Or, pour que les réseaux de P2P fonctionnent, il faut que tout le monde partage (sinon plus de sources, plus de téléchargements). La plupart des clients (logiciels utilisés pour accéder aux réseaux) ne permettent même pas de désactiver l’envoi.


Au vu des dernières évolutions de la jurisprudence et de la loi, il est nécessaire d’indiquer à ce stade que le téléchargement d’oeuvres contrefaisantes sur Usenet est un délit, de la même manière que le téléchargement illicite sur les réseaux P2P. La même solution s’applique également au téléchargement direct HTTP (MegaUpload, Rapidshare, etc.) et au streaming, même si la dernière loi répressive (HADOPI) ne vise que les réseaux P2P. Le reste de l’article demeure toutefois valable : il existe des contenus libres de droits sur Usenet, qui peuvent être téléchargés sans commettre de délit de contrefaçon.

Une alternative au P2P: Usenet

Il s’agit donc d’un cercle vicieux: pour que le P2P existe, il doit être illégal. C’est pourquoi il est préférable de se tourner vers une autre solution de téléchargement (qui n’est plus du P2P) parfaitement légale: les newsgroups. Les newsgroups présentent 2 avantages majeurs: 1) leur utilisation est légale, 2) la vitesse de téléchargement est constante et égale au maximum de votre bande passante. Pour le dire d’une autre manière: avec eMule vous mettrez 48 heures pour télécharger illégalement un film, alors qu’avec Usenet vous mettrez 2 heures pour télécharger ce même film en toute légalité.

Le seul point noir est que l’accès à Usenet n’est, pour la plupart d’entre nous, pas gratuit. Les heureux abonnés à Free auront accès aux groupes binaires (ceux qui contiennent les fichiers à télécharger), alors que les abonnées de tous les autres fournisseurs d’accès internet français devront souscrire un abonnement auprès d’une société tierce offrant un accès aux newsgroups. Je vous recommande à ce sujet Newshosting, téléchargements illimités pour 15 euro / mois, approximativement.

Le principe d’Usenet est le suivant: une personne envoie un fichier à son serveur d’accès Usenet. Le serveur transfère ce fichier à tous les autres serveurs dans le monde. Il devient possible de télécharger le fichier directement depuis le serveur. Cela explique les vitesses de télélchargement halucinantes. Là où le P2P fait d’utilisateur à utilisateur (les founisseurs d’accès limitent bien evidemment le vitesse d’upload au maximum), Usenet met en relation le client directement avec son serveur.

Il est important d’expliquer à ce propos le principe de rétention. Puisque les fichiers sont stockés sur les serveurs et que l’espace disque de ces serveurs n’est pas illimité, tous les fichiers vieux de plus de X jours sont effacés. Le X représente le taux de rétention. Plus le taux de rétention est élevé plus vous aurez accès à des vieux fichiers. Le taux de rétention moyen se situe entre 1 et 2 semaines. Ne choisissez pas un founisseur d’accès aux newsgroups qui offre un taux de rétention inférieur à une semaine.

Utilisation des newsgroups

Après avoir pris un abonnement, vous devez trouver un logiciel pour accéder aux newsgroups. Pour PC, je vous conseille GrabIt ou NewsBin Pro, et pour Mac Unison (celui que l’utilise) ou Hogwasher. la configuration de ces outils est relativement simple, je n’en parlerai donc pas ici. Cependant, si vous avez des problèmes, vous pourrez obtenir des informations dans cet article sur Ratiatum.

Une fois votre client installé et configuré, choisissez un groupe et ouvrez le. Vous pouvez par exemple commencer par alt.binaries.divx.french ou alt.binaries.movies.divx.france.

Les fichers seront automatiquement regroupés par votre logiciel qui les présentera de cette manière:


Liste des fichiers

Double cliquez sur l’archive, et le téléchargement commencera. Vous verrez, le débit est énorme ! Dans l’exemple ci-dessous, j’ai 4 connexions actives. En effet, les fournisseurs d’accès aux newsgroups limitent le nombre de connexions actives simultanément. Pour Newshosting, pas plus de 4 à la fois (ce qui est très largement suffisant).


Téléchargement

Vous avez sans doute remarqué que les fichiers ne portent pas l’extension AVI (pour les DivX) ou MP3. C’est en effet un problème avec Usenet: les fichiers sont découpés en plusieurs fichiers plus petits et compressés. Vous téléchargez tous ces petits fichiers, et un logiciel les assemble pour vous, de manière à obtenir le gros fichier original (split ‘n merge). Mais des parties de ces petits fichiers peuvent se perdre en route, ne jamais arriver jusqu’à vous… et c’est bien bête d’obtenir un fichier de 3 GO corrompu -et donc inutilisable- parce qu’il lui manque 1 MO de données ! Des outils ont donc été créés pour remédier à ce problème.

Pour résumer, une fois les fichiers téléchargés:

  • Vérification de leur intégrité, et réparation le cas échéant. Utilisez pour cela QuickPar pour PC, et MacPar pour Mac.
  • Décompression des archives et extraction des données. Utilisez pour cela WinRar pour PC, le logiciel MacPar pour Mac intégrant déjà un moteur de décompression RAR.

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MacPar en action: vérification de l'intégrité des fichiers

macpar


MacPar en action: reconstruction du fichier original à partir des archives

macpar